a noter que pour certains regarder des vidéos scientifique c'est regarder du idriss du didier du nassim ou les miracles scientifique de tel ou tel secte religieuse .
@@geosupbam5676 Tout a fait ce qui rend d'autant plus dommage de s'intéresser à une méthode d'objectivisation du savoir et d'en avoir une perception subjective ! 😁
Il y a en effet divers signes dans l'étude qui montrent que "science" ne désigne pas la science moderne mais la connaissance. On le retrouve dans les expressions "sciences occultes", "sciences divinatoires", etc. Au début, l'étude montre que l'homéopathie ou la psychanalyse sont considérés comme des sciences ! On a même au droit récemment à un déballage médiatique à propos d'un bouquin qui prétendait présenter les preuves scientifiques de l'existence de Dieu - d'ailleurs sans être clair sur le dieu en question... Dans l'islam on nomme "savant" celui qui connait très bien les textes et les "miracles scientifiques" (sic) du Coran inondent le Web.
C’est pareil pour chaque catégorie .. « Je m’intéresse à l’actualité » ça veut dire je mate le JT de TF1 et cnews ou je me renseigne sur les sujet d’actualité pour mieux les comprendre … 😂
Sur la psychanalyse il y a un vrai soucis lié au fait qu'énormément de gens n'ont même pas conscience que c'est une discipline distincte de la psychiatrie. Pour eux soit c'est des synonymes et la différence entre un psychiatre et un psychanalyste relève de nuances obscures qui concernent uniquement les experts, soit quand on leur demande leur avis sur la psychanalyse leur cerveau prend un raccourcis et présume qu'on les interroge sur la psychiatrie. Il faut vraiment prendre l'habitude de garder ça à l'esprit, et s'assurer que l'interrogé ne confonde pas les deux. Parce qu'ici par exemple le simple fait d'insister clairement sur le fait que la question concerne la psychanalyse et non pas la psychiatrie peut drastiquement impacter les réponses.
Tout à fait d'accord, c'est une situation que je vie régulièrement avec les personnes qui ne sont pas familiarisées avec les questions psychiatriques. J'entend même souvent des gens confondre "psychologue, psychiatre, psychanalyste", en France tout particulièrement, vu la légitimité aparente de la psychanalyse dans le milieu médical institutionnel.
Je pense que c'était le but du sondage, de questionner implicitement la connaissance de la distinction entre les différents "psy". Ou en tout cas, on peut l'interpréter comme ça. Peut-être qu'il y a aussi des "anti-psy", des gens qui pensent que la psychologie et la psychiatrie c'est de la merde parce que "le cerveau c'est magique et en dehors de la compréhension humaine". Mais je pense qu'ils sont assez rare et que ceux qui ont dit qu'ils sont pas d'accord ont bien compris la distinction.
@@Ceelvain Les "Anti-psy" ne sont pas forcément des personnes qui considèrent que "le cerveau c'est magique et en dehors de la compréhension humaine", c'est plutôt en grande partie des personnes ayant eues ,dans le passé ou le présent, à faire avec les millieux psychiatriques (et souvent, leurs aspects négatifs, les traitements lourds ou forcés) et développant ainsi une critique politique du millieu psychiatrique et de la déshumanisation à laquelle certains mauvais usages du concept de diagnostique peuvent mener (ce qui ne me semble pas si incohérent et farfelu que ça, perso'). Souvent les critiques anti-psy sont plus pertinentes et nuancées qu'un simple positionnement de "la psychiatrie c'est mal, on est contre, c'est tout sauf une piste de solution à la marginalisation de la neuro-atypie", mais je ne peux pas nier que ce genre de discours manichéens s'entend quelques fois chez certain.es militant.es plus jeunes, mal renseigné ou n'ayant soit-même que peu eu à faire aux millieux psy (en zonant sur les réseaux sociaux ou en ne retenant que les plus grosses conneries qu'on peut entendre, on trouve des personnes à la ramasse dans plein de réseaux, même chez les pures zététiciens ;) ) Le milieu anti-psy se croise parfois également avec des positionnement de la psychiatrie institutionnelle, qui ne s'oppose pas aux savoirs psychiatriques ou aux notions diagnostiques, mais qui vise d'avantage à une déhiérarchisation des statuts et rôles de patients-infirmier.es-médecins ... C'est cool de pas caricaturer toute forme de contestation des institution en de simples discours irrationnels et biaisés. C'est bien l'auto-critique aussi, même sur les pratiques scientifiques et médicales qu'on estime soit-même justifiées ou "idéales". voila voila, bonne journée
13:00 en terminale "C" de l'époque (ancien nom de la terminale scientifique à dominante maths-physique-chimie) je me revois avec mes camarades en train de pester contre "la philo". Cette matière (enfin ce qu'on en percevait) n'était pour nous que bavardages inutiles et circonvolutions pompeuses à base de citations de grands auteurs pour lui donner un "vernis" savant. Une matière où apprendre et travailler ne garantissait pas qu'on puisse s'en sortir honorablement, et où l'évaluation des copies paraissait complètement subjective et aléatoire. La philo c'était synonyme de prof qui s'écoutait parler (fort) pour ne rien dire, d'imposture, de bullshit, et encore on ne connaissait pas les BHL, Luc Ferry, et autres Enthoven :-). (je sais c'est une attaque très basse :-) )
Oh c'est pas si bas, c'est surtout lié au fait qu'en France, on a encore l'omniprésence de cette philosophie qui est réellement liée au français, au discours : la philosophie empirique. Beaucoup de pays s'en sont plus ou moins débarrassés, ce serait bien qu'on s'y mette également...
Le score sur l'Astrologie me parait bien haut, une partie des gens ne confondraient-ils pas avec l'Astronomie ? Car j'ai déjà entendu des gens mélanger les deux
Entièrement d'accord ! Experience perso, mais l'essentiel des "croyants" auxquels j'ai eu à faire reconnaissent eux mêmes que l'astrologie est avant tout un hobby, un amusement et une croyance ("moi j'y crois")
Cette confusion peut aussi être un indicateur de l'ignorance de ce qu'est l'astronomie 😅 Je traîne avec des gens qui en font et c'est pas possible d'être plus dans le cliché du "scientifique" que ça ! Avec leurs appareils étranges, leurs tableaux de chiffres et leurs grosses lunettes (de télescope 🙃)
Je comprends qu'une grande partie des personnes estime la littérature (et d'autres matières littéraires) plus importante pour développer l'esprit critique que les maths. Jusqu'au bac, voir plus, les mathématiques sont enseignées comme des choses à connaitre par cœur et à appliquer selon le contexte. On ne nous explique pas comment elles nous seront utiles dans notre vie et nos prises de décisions. En revanche, en littérature, on échange sur la signification des textes, on donne notre avis, etc. Il est donc plus simple de se projeter dans un travail d'esprit critique et de recherche des sources. Ce n'est finalement qu'en commençant à m'intéresser à l'esprit critique que je vois l'importance des mathématiques.
la philosophie réclame une pensée conceptuelle méthodique ,une rigueur discursive , qui me semblent essentielles en pensée critique. La littérature est un art.
Je suis d 'accord avec @melaniev35 là dessus. Je n'ai pas fait l'école en France, mais le constat est le même. C'est via les cours de français que j'ai appris a questionner la forme puis le fond d'un texte, la structure introduction arguments discussion conclusion, le débat d'idée. Dans les sciences avant l'université on doit apprendre les concepts, mais on ne les questionne pas. C'est encore plus flagrant pour l'examen équivalent au bac : en sciences j'ai dû recracher des concepts et théorèmes appris par cœur, alors qu'en langue il s'agissait de dissertations dialogiques ou d'argumentations sur des livres lus. Je suis d'accord avec @thanatos7594 que la littérature est un art, mais dans mon éducation elle a servie de support pour développer l'esprit critique et sa méthode. Donc je comprend que le français soit perçu comme ce qui permet de développer l'esprit critique. Dans mon cas même à l'université en sciences, la critique argumentée des concepts vient assez tard. Le corpus de connaissance est tellement dense et complexe que rien que pour le connaître et le comprendre suffisamment pour le critiquer plusieurs années sont nécessaires.
Ça me semble dommage en effet que les sciences soient vues comme cela en cours... Après, l'approche dogmatique et sans discussion en français, j'y ai eu droit. Personnellement, en étudiant à l'époque de mon côté les maths, j'ai rencontré cet aspect de réflexion, et, surtout, une méthode (la preuve mathématique) qui distingue un raisonnement correct d'un raisonnement qui ne l'est pas, là où en littérature, j'ai toujours eu l'impression que c'est flou et subjectif... J'aurais tendance à penser que les maths et les sciences sont plus aptes à formées sur les questions "terre-à-terre" de la vie politique (comment se fournir en énergie, quelle politique de transport adopter,...).
@@guillaumej7130 mais pour moi aussi, la littérature à été un terreau de l'esprit critique, et c'est aussi une production artistique qui m'a apporté des jouissances esthétiques. Pas de pensée cohérente sans maîtrise de la logique grammaticale et syntaxique de la langue qu'on utilise, sans un vocabulaire étendu, sans la compréhension de la complexité et des nuances, sans maîtrise de la rhétorique. Sans cette maîtrise, il n'y a pas de pensée critique,. Il n'y a pas de pensée du tout. si la logique mathématique s'applique autrement que comme outil des sciences, elle devient vite dogmatique, rigide et sclérosante.
Cette conception exclusivement pragmatique des apprentissages me navre. Si les mathématiques et la littérature ne servent pas essentiellement la formation de l'intelligence,et ne permettent pas une maîtrise des outils de la pensée, condition essentielle de son libre jeu, c'est raté. l'enseignement est certes une transmission des connaissances acquises. S'il ne délivre pas en même temps les moyens et méthodes de formation du jugement, c'est raté.
Il y a toutefois un problème à prendre en compte : beaucoup de conspirationnistes se considèrent comme ayant l'esprit critique (en tant que remise en question de ce qui est validé par les institutions), donc à mon avis les réponses sont biaisées à ce sujet, et ne sont pas aussi encourageantes qu'on pourrait le croire.
D'ailleurs, il n'est pas exclu qu'une formation à l'esprit critique pousse les jeunes à remettre en cause des principes qui ont été validés par la science. Car a ce moment là, appliqueraient ils leur esprit critique tel qu'ils croient qu'il faut l'utiliser ?
@@calista7731 Bonne question ! Je dirais : Le fait de suspendre son jugement face à des affirmations non validés par la science et relevant plutôt de la croyance.
En quoi c'est un problème ? Je ne vois pas trop. Même si on baigne dans l'erreur c'est bien de se percevoir critique. Se tromper ou être dans le vrai on ne le choisi pas vraiment, votre vie le construit en grande partie.
Merci pour cette vidéo ! je me régale à chaque fois que l'on analyse un sondage car effectivement, comme vous le dites, les questions sont intéressantes en elle même. Concernant la sureprésentation des femmes dans la méfiance en les sciences, j'ai pas mal d'idées là dessus, tirées de ma propre expérience (clin d'oeil). Non, sans rire, une femme est bcp plus exposée à des rencontres avec le monde médical (cf le livre noir de la gynéco) et dans ce monde là, on est parfois réellement maltraitées (sans que l'on arrive à le verbaliser le plus souvent). Si on est pas maltraitées on peut être jugée ou dénigrée ... bref, les magasines féminins, nos mères et nos grands-mère prennent ensuite le relais sur les pseudo trucs naturels et autres bulshitismes sortis des forêts magiques ... Je suis tombée là dedans pendant quelques années alors que je n'avais pas identifié une dépression naissante et je vous ai découvert ... un chemin pas trop long et finalement libérateur. J'adorerai le partager un de ces 4 !
Merci pour cette analyse, et pour la présentation de ce document dont j'ignorais l'existence. J'ai écouté attentivement et, il me semble, qu'il n'est pas suffisamment mis en avant le fait que ce sondage est déclaratif. Je m'explique : "Untel aurait plutôt tendance à penser bleu, mais cette position n'est pas à la mode. La mode dit que rouge est aujourd'hui plus respectable, alors pour s'économiser un conflit, un inconfort, Untel répond rouge. Et impossible au sondeur de détecter la distortion." C'est bien-sûr un biais auquel ce type de sondage aurait du mal à échapper mais, en particulier dans celui-ci, la moindre déviation entre ce que je crois intimement et ce que je soutiens devant autrui revêt une importance capitale, essentielle. Voilà. C'est tout, et c'est peu de chose, mais j'avais envie de l'exprimer. Des bisous !
12:15 En SVT, le volume horaire en seconde est de 1h30/semaine (3h pour la physique-chimie), et de 1h/semaine en première et en terminale (sans compter l’enseignement de spécialité). Ne parlons pas des maths (1h/semaine pendant un trimestre seulement en première et terminale) 13:13 Non, ce n’est pas le cas. Depuis les grecs la philosophie a toujours été un enseignement presque dans les deux sens, une réflexion commune. Aujourd’hui, la philo est un cours magistral sur l’histoire de la philo, sans compter le chapitre entier sur Freud sans aucune remise en question…
Coluche a dit: "L'intelligence est la chose la mieux réparti au monde. L'homme, quoi qu'il en soit doté, a toujours l'impression d'en avoir assez....Vu que c'est avec ça qu'il juge!"
Petit commentaire que j'ai eu dès le début : y a pas un biais des gens qui sont intéresser par ce type de sujet qui répondent ? et les autres de moins en moins ? ce qui pourrait expliquer l'importance des sciences dans les résultats ?
Sur la donnée des sex ratio, il y a un truc qui me choque personnellement : - chez les hommes TOUS les sujets intéressent plus de 50% des interrogés (et même plus de 60% si j'ai bien vu) - chez les femmes c'est très variables, avec des sujets qui en intéressent plus de 80% et certains qui n'en intéressent que moins de la moitié (le sport par exemple). Comme tout ça est sur le déclaratif, n'y a-t-il pas un biais chez les hommes à se définir comme "plutôt intéressé" qui n'existerait pas chez les femmes?
*@artragis* argument intéressant. Je pensais un peu la même chose, à savoir que les femmes sont moins encouragées à se mettre en avant et à "se la jouer" que les hommes, qui auront plus souvent tendance à se dire "intéressés" alors qu'ils ne le sont pas vraiment
@@astro-tbo9322 Tout à fait ! Les femmes vont sans doute hésite à répondre qu'elles sont intéressées par un sujet qu'elles ne maîtrisent pas pour des raisons multiples (notamment la confiance en elle), alors que les hommes ne vont pas ressentir le besoin de "prouver" leur intérêt et vont donc répondre plus facilement.
Une chose notable à mes yeux sur la perception de l'importance du Français pour l'esprit critique, avoir des éléments de langage est essentiel pour comprend des statistiques. La notion de "comprendre la question qui à été posée" est capitale pour saisir la pertinence d'un sondage. La culture passe beaucoup par la littérature, et certain livre son technique ou usent d'un niveau de langage qui peut les rendre hermétiques. J'y ai pas réfléchis plus que ca, mais dire entre la littérature et les math ce qui compte le plus pour développé un esprit critique n'est pas si simple, il faut maitriser les deux.
Très intéressant ce sondage, Jaime beaucoup la science et je pense que tendanciellement l'accroissement des connaissances conduit au progrès, mais il reste quand même des sujets de recherches qui font froid dans le dos…
33:00 Concernant la disparition du mot "progrès" Étienne Klein en parle souvent dans ses conférences et si ma mémoire est bonne il y en a une ou deux explicitement dédiées à cette question que j'encourage tout le monde à trouver et à regarder (je me fatigue pas à chercher les liens ça ne passe pas dans les commentaires TH-cam). Au risque de mésinterpréter son discours, en quelques mots selon Étienne Klein le mot "progrès" a disparu du champ lexical de la science au profit du terme "innovation" à cause du fait que notre société s'est rendue compte - tout comme au sortir de la deuxième guerre mondiale - que le progrès scientifique n'entrainait absolument pas automatiquement le progrès social que l'on avait - peut être trop naïvement - espéré. De cette déception est née le remplacement de la notion de progrès par celle de l'innovation, beaucoup plus neutre et sans implications morales. En d'autres termes notre monde est devenu beaucoup plus pessimiste.
Bravo et merci. Je trouve certaines questions très floues. J'avais souvent envie de répondre "Ben ça dépend". Est ce que ce questionnaire a été fait en consultant un ou une sociologue ?
Je note un biais du moteur de recherche Google actualités : la science est assimilée et associée par Google à science et technologie. Ainsi on se retrouve plus facilement avec la dernière nouveauté androïd ou Sony que du dernier article de médecine ou de biochimie. Je me demande si cela influe sur la perception du quidam.
32:00 il peut y avoir une raison convaincante qui penche d'un côté et d'autres raisons convaincantes en face, une raison convaincante peut faire bouger sa position sans pour autant faire franchir la ligne
Ce qui serait bien dans ce genre de sondage, serait de pouvoir répondre par : "Je ne comprends pas la question" ou "Pour répondre, il faudrait reformuler la question ou la préciser"
Quand dans un sondage il a les choix oui, non et nsp, alors que j'ai envie de répondre "ça dépend", c'est généralement que la question est mal posée, ou pire, qu'elle est orientée.
Par exemple, dans les phrases qui ont différents sens. Quand j’étais en Master pour devenir enseignant, on nous avait demandé de répondre à un questionnaire. Une des questions était : Etes vous prêt à vous occuper des élèves à besoin particulier ? J’ai tout de suite rebondi sur le mot « prêt » Je me demandais si c’était dans le sens de préparer et former ou « prêt » dans le sens où j’étais volontaire. On a pas su répondre à ma question
Concernant l'opinion à 31:50, je me suis fait la réflexion en lisant la phrase qu'on pouvait la prendre comme est-ce que j'estime que j'en suis capable (de changer d'opinion). Surtout avec l'emploie du 'prêt(e)' dans la phrase. Personnellement, je pense que j'aurais sérieusement envisagé de répondre 'plutôt pas d'accord' car je pense que je ne suis pas assez critique sur mes propres croyance, ou peut-être 'NSP' car je me serais dit que ça m'est surement déjà arrivé de refuser de changer d'opinion malgré un argument adverse convaincant, mais que je n'ai pas d'exemple en tête. Après, je suis biaisé sur ce que j'aurai répondu vue que je n'y ai pas répondu en condition réel et que je voie les réponses finales avant la question.
Pour apporter un peu d'eau au moulin, je suis dans un club d'astro; depuis quelques années, on s'aperçoit assez clairement d'un regain d’intérêt lors des soirées publiques, même lors que la soirée est mitigé niveau météo, des gens se présente alors qu'il y a quelques années, il n'y avait personne dès le premier nuage venu. Se poser la question de ce que veut dire la science pour une bonne partie des gens, regarder un docu sur netflix, ou sur un autre média, veut il dire se documenter? Au vu de la qualité des documentaires, franchement j'ai un très gros doute?
Concernant tes remarques sur le progrès et ton questionnement sur le fait que le mot n'apparaît pas dans le sondage : je suis quasiment sûr d'avoir vu une conférence d'Étienne Klein qui en parle, ici sur TH-cam.
C'est th-cam.com/video/Ui5c9BD1wKs/w-d-xo.html en substance le progres n'est plus utilise et a la place on utilise l'innovation. Ca fait tres longtemps que je l'ai visionnee, mais le fond du probleme c'est la diffusion de l'idee selon laquelle la science et les techniques sont neutres.
Pour ce qui est du français considéré comme discipline permettant le mieux de développer l'esprit critique, il y a aussi un paramètre très pragmatique à prendre en compte : en français on fait de l'analyse de texte. On prend un texte, on le dissèque, on s’interroge sur comment il est construit, sur ce qu'il veut dire, sur les mots qu'on comprend pas, sur son contexte de création, sur le mouvement dans lequel il s'inscrit, sur son époque, et on enchaîne éventuellement avec un commentaire ou une dissertation, voir une écriture d'invention. Donc factuellement, à l'école en tous cas, c'est dans cette matière qu'on utilise le plus l'esprit critique, infiniment plus qu'en maths par exemple, où il s'agit simplement d'apprendre les formules par cœur.
Perso de ce que j'ai vécu, j'ai jamais vécu le français comme affûtant mon esprit critique. J'ai toujours trouvé qu'on me sortait des explications du chapeau sur pourquoi le texte est écrit comme ça, pourquoi telle figure de style etc. La raison c'est certainement que j'avais (et j'ai toujours pas) les codes pour comprendre tout ça. Mais mon ressenti c'est qu'on me les a jamais appris, et sur le moment j'avais vraiment l'impression qu'on était en train de l'escroquer en me disant certains trucs (je suis peut être nul en littérature naturellement, c'est sûrement ça aussi mdr). Par contre j'ai toujours été attiré par les maths et la physique par ce que je sentais qu'on me justifiait les choses autant que possible. Je dis pas que ça m'a entraîné à penser par moi même, mais c'était beaucoup plus raccord avec l'idée de l'esprit critique que je me faisais à l'époque, sans les mots à mettre dessus
@@tomo.l1553 Je ne dis pas que l'analyse en littérature est efficace sur tout le monde, ni même que c'est la façon idéale de faire. Evidemment, tous les élèves ont des affinités avec telle ou telle matière, et quelqu'un qui ne comprend pas, ou ne s'intéresse pas à ce qu'on essaye de lui enseigner en français ne va pas magiquement développer un sens aigu de l'analyse de texte. Ce que je dis cependant c'est qu'il n'y a quasiment que là, dans le cadre scolaire, qu'une tentative dans ce sens est faite. Et je le déplore. Je préférerais qu'on aille plus loin, à l'école, sur comment on en arrive à telle ou telle connaissance en maths, en science ou en philo. Mais c'est tout le programme scolaire qu'il faut reprendre à zéro quasiment.
L'analyse de la document, elle est présente aussi en histoire, en SVT, en physique et je dois en oublier depuis mon BAC S. Le français n'a pas le monopole de l'esprit critique, cela dépend beaucoup du professeur. Les mathématique, la physique, la svt et l'histoire ne sont pas des disciplines ou le par cœur prévaut, ou alors autant que le Français. Malgré tout dans les oraux que j'ai pratiquer on demandais surtout beaucoup de restitution de par cœur sur l'analyse de texte déjà vu a l'avance faite par le professeur et travailler en cour. A côté en histoire si l'on a besoins de sortir du cour il faut aussi être capable d'analyser des documents. En mathématique et en physique c'est encore plus ardus, la maitrise du cour ne garentit pas la réussites aux exercices si on a pas pratiquer ces derniers. Il faut un ensemble de ces matières pour développer sont esprit d'analyse et de critique. Une personne qui aura fait uniquement littéraire sera complètement désarmais pour aborder les domaine ou les mathématique et surtout les statistiques sont prévalent.
@@itachiaurion3198Pas de monopole, mais il y a bien une question d'ordre logique. C'est à partir de ce qu'on apprend en français qu'on peut faire la critique de documents dans d'autres matières. Avant de comprendre un texte, il faut déjà être capable de comprendre une phrase et comment les idées s'organisent entre elles. Pour l'humain, le mot reste prioritaire sur la donnée. On peut penser le monde et ses problématiques sans avoir recourt à des statistiques. Par contre pour interpréter des statistiques correctement, il est indispensable d'avoir des mots en stock pour avoir un jugement plus nuancé que celui d'un algorithme. Ce n'est pas seulement en cours de français que nos jugements se nuancent, mais c'est par le language, la communication... Il y a effectivement un problème avec la spécialisation. Cela fait longtemps que c'est évoqué par des penseurs de la complexité, comme Laborit ou Morin, mais cela n'a pas changé grand chose...
les math, c'est de la logique pure portant sur des abstractions. C'est un exercice d'intelligence pure, qui ne mobilise en rien l'esprit critique. pour acquérire un esprit critique, il faut maîtriser la pensée discursive. je me souviens d'une copine de lycée qui était une flèche en math et physique et qui me demandait de l'aide pour ses dissertations, en me présentant un premier jet écrit dans un charabia inintelligible. je ne comprenais ce qu'elle voulait dire qu'après moult explications dont je retenais les moins obscures. Elle me disait :"être bon en français, c'est pas de l'intelligence, c'est un don" . Je ne l'ai jamais contredite sur ce point, mais avec les cheveux que je me suis arrachés, on aurait pu fabriquer une magnifique perruque. J'admirais son intelligence, mais pas sa rigidité mentale, ni son absence d'humour. (mais de ce dernier point, elle ne se rendait pas compte).
Pour le progrès, le mot a été galvaudé par le monde politique, ils appellent souvent progrès la régression… alors le mot devient peut être délicat à utiliser de ce fait.
3:30 ce qui étonnant c'est d'être étonné que les Français s'intéressent aux choses importantes plutôt qu'au futile 42:00 "si vous n'êtes pas capable de discuter avec quelqu'un sans finir par l'insulter, c'est vous qui avez perdu", je retiens cette excellente formule
Concernant la question de préférer échanger avec des gens qui partagent notre avis, je ne suis pas du tout étonné. Je n'ai aucun problème a discuter d'un sujet sur lequel mon interlocuteur et moi ne sommes pas d'accord. Mais souvent c'est un exercice fatiguant, parce même avec toute la bonne volonté du monde, ça fini toujours par l'interlocuteur qui veut à tout prix vous faire reconnaître que vous avez tord (et peut-être est-il aussi sous cette impression). Discuter avec des gens qui partagent en grande partie notre opinion sur un sujet est plus agréable, donc oui, je préfère, même si je ne me cantonne pas à ça.
Moi j'écoute des émissions avec lesquelles je suis pas toujours d'accord ça me fait découvrir un autre monde surtout la confrontation j'ai tendance à fuir.
Intéressant, le pourcentage de personnes intéressées par les sujets scientifiques. Mais, est-ce que celui qui cherche à connaitre les bienfaits de la chloroquine depuis l'age des pyramides sur la diagonale penchée de la terre plate, se déclare très intéressé par les sujets scientifiques, ou pas intéressé du tout ? La lecture n'est plus la même s'il se déclare extrèmement intéressé ; il y a tout de même 50%+ qui catégorisent l'astrologie et l'homéopathie comme des sciences.
34:41 Quand on est plus jeune on dispose moins des outils critiques et on préfère donc échanger avec d'autres jeunes. Il peut aussi y avoir une question de vocabulaire et culturelle. Il faudra voir dans le temps si ces jeunes, devenus moins jeunes, changent d'approche.
"je suis prête(e) à changer d'opinion sur la base de raisons convaincantes" Je ferais personnellement parti de ces 11%, justement par esprit critique. Une raison n'est PAS convaincante. Elle APPARAIT comme convaincante. Donc par esprit critique justement, une raison qui m'apparait comme convaincante peut ne pas être suffisante en soit pour changer mon opinion. Je sais que les biais de raisonnements existe, qu'une nuance peut m'échapper, qu'une information puisse me manquer, ... Sans compter mon propre état mental à ce moment là: est-ce que je suis convaincu parce que j'ai envie de croire ? est-ce qu'à cet instant, j'ai toute ma tête pour réfléchir ? etc... Selon les situations, je vais parfois demander plus qu'une simple raison qui m'apparait à moi comme convaincante.
Je ferais peut-être aussi partie des 11% mais pas complètement pour les mêmes raisons. D'abord, je pense comprendre que vous entendez "changer d'opinion" comme un phénomène discret. Par exemple, passer de "c'est ok, nous pouvons continuer à manger de la viande" à "nous devrions arrêter de manger de la viande" . Alors que, personnellement, je vois ça comme un phénomène continu. J'estime que j'ai déjà changé d'opinion si au lieu d'être confiant à 60% que nous devrions arrêter de manger de la viande, je le suis à 65% ou à 55% après avoir entendu un argument convaincant (ce qui va peut-être me pousser à aller revisiter cet argument en m'informant davantage, etc., et changer à nouveau d'opinion, dans une direction ou une autre). Je serai toujours plutôt d'accord avec le fait qu'il faut arrêter de manger de la viande, mais plus vraiment avec la même "intensité". Me suis-je trompé sur votre interprétation de l'expression "changer d'opinion" ? Et diriez-vous la même chose en considérant cette interprétation plus "souple" de "changer d'opinion" ? Sur la distinction entre être ou paraître convaincant, je ne la ferais pas. "Convaincant", ça veut dire "propre à amener à reconnaître la véracité d'une affirmation", ça contient la subjectivité, ça ne veut pas dire "être vrai/exact/factuel/juste". Un argument n'est pas convaincant en soi, il peut l'être pour une personne et pas pour une autre. Un argument ne me paraitra convaincant que s'il me convainc, indépendamment du fait qu'il soit exact ou même pertinent, d'ailleurs. Et s'il ne me convainc pas (par ex., parce que je me dis que ça m'arrangerait bien mais je ne peux pas y croire juste parce que ça m'arrange, comme vous le suggérez), alors il n'est pas convaincant pour moi. Le fait de ne pas m'apparaitre comme convaincant suffit à dire qu'il n'est pas convaincant (pour moi, encore une fois). Bon, après, c'est comme tous les débats sur le sens des mots, l'important n'est pas d'avoir raison (ce qui n'a pas vraiment de sens puisque les mots ont plusieurs usages), mais de se mettre d'accord sur le sens qu'on donne aux mots pour une conversation, histoire de se comprendre. En revanche, je pense comme vous que je pourrais faire partie des 11% parce qu'à certains moments, je sais que je ne suis juste pas dans des conditions adéquates, et que même si on me donne un argument convaincant (dans le sens où je vais le reconnaitre comme vrai, et en outre, pertinent pour la question), je n'ai juste pas l'énergie de faire évoluer mon opinion, ou que mon opinion a une trop grande place dans ma construction identitaire pour être modifiée à tel moment où je me sens vulnérable. Je vais donc me rendre compte que l'argument est convaincant quelques secondes (en un sens, prendre note que je suis convaincu de l'exactitude et la pertinence de l'argument), puis rapidement le balayer à grands renforts de mauvaise foi ou autre stratégie similaire qui me permette de rester plus confortable. Tout le monde le fait à des moments, et c'est ok, on est juste des humains. Et ça me semble important d'en avoir conscience, pour se rappeler que ça vaut la peine de réfléchir plus d'une fois à un même argument, et pour pouvoir revenir sur son opinion à un autre moment, où on est dans de meilleures conditions pour la faire évoluer.
Le développement de la connaissance scientifique rend l'homme meilleur. Faut définir meilleur quand même. Les scientifiques sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour les gens. Faut me redéfinir ce qu'est la science alors parce que dans les faits, il y a plein de scientifiques qui n'ont aucune idée de ce qui est bon pour les gens. Nul part dans mes cours de maths on m'a donné un quelconque outil pour estimer ce qui était bon pour les gens. Enfin, je pense que l'humain ne peut se nourrir exclusivement de science, on a quand même une facette spirituelle. Il y a certainement un rapport entre sciences et qualité de vie mais pas équivalence. Je pense que le bonheur ne passe pas forcément par la science et que la science peut échouer à apporter le bonheur.
Je vous rejoins en partie, mais pas exactement pour les mêmes raisons. Pour ce qui est de rendre l'homme "meilleur", je suis d'accord, ça manque d'une définition (et c'est peut-être voulu, chacun·e répondant selon ses propres valeurs). Parce que bon, est-ce que ça rend l'humain plus juste ? plus tolérant ? plus bienveillant ? Certainement, à mon sens, que ça enrichit ses connaissances, et que si on veut les utiliser dans le sens de l'amélioration de la qualité de vie de toustes, la réduction des inégalités, des injustices, de la pauvreté, du changement climatique, du traitement de tout le vivant, etc., alors oui, selon moi, ça le rend meilleur. Mais avec les mêmes outils (des connaissances scientifiques), on peut tout aussi bien augmenter les capacités à s'entretuer, à exploiter des gens et d'autres être vivants, des terres et des ressources non-renouvelables, etc. Donc bon, pour moi il serait plus exact de dire que les connaissances scientifiques rendent l'humain plus puissant, pas forcément meilleur. Sur "les scientifiques sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour les gens", je vous rejoins de moins près. Il me semble que si, une formation mathématique peut aider à déterminer ce qui est "bon" pour les gens. Exemple : comprendre les stats permet bien souvent de trancher sur l'attitude à avoir face à un phénomène donné. Il n'y a qu'à penser aux vaccins, à partir du moment où on décide que ce qui est "bon", c'est d'éviter des morts et des souffrances, alors si on comprend les stats, on voit assez rapidement qu'il est mieux de faire vacciner les gamins contre la polio. Par contre, là où j'ai un problème, c'est que la science a pour vocation d'aider à comprendre le monde, de le décrire, de l'expliquer, éventuellement de dire "si on fait X, il y a de plus grandes chances qu'il se passe Y par rapport à ne rien faire ou faire Z". Mais à aucun moment la science ne permet de dire si Y est souhaitable, "bon". Là il s'agit essentiellement de politique, de philosophie morale (que je peine à ranger dans les sciences, même si je suis d'accord sur le fait qu'on puisse tester scientifiquement les intuitions morales des humains, par ex. Et que je suis plus probablement plus attaché à la philosophie analytique qu'à la philosophie "continentale"). Bref, la science n'est pas prescriptive. Et si des scientifiques ont toute leur place pour dire ce qui est le plus efficace pour parvenir à telle chose dont on a décidé qu'elle était bonne, en soi iels n'ont pas plus de légitimité que les autres à définir ce qui est "bon". Quant au fait d'avoir une "facette spirituelle", je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous voulez dire par là. (Mais je suis bien-sûr d'accord avec le fait que l'humain ne peut se nourrir exclusivement de science. Par contre, je ne vois pas le rapport avec les 2 questions que vous soulevez juste avant).
@@maelpire Je nous trouve tout de même relativement d'accord. En fait j'ai tenté de baser mon raisonnement sur 2 axes. Le premier c'est que la science est un outil et que le bien se situe ailleurs. Utiliser la science pour le bien des hommes est nécessairement une vertu annexe. Autrement dit, avoir un couteau qui coupe, c'est autre chose que savoir l'utiliser correctement. La science coupe. Elle n'est pas bonne, elle est efficace. On pourrait alors arguer que le plus à même à faire le bien c'est celui qui sait guider ou utiliser correctement le produit de la science. C'est ici qu'arrive la seconde partie. Si la science est efficace, encore faut il définir à quoi. Le bonheur n'est pas une science, ce n'est pas une donnée mathématique. La science donne du confort, des connaissances, des moyens, pas du bonheur. La vérité c'est que la plupart du temps, la personne la plus à même de vous faire du bien n'est surement pas un scientifique.
Il faut tenir en compte que répondre à un sondage se fait avec une une image probablement idéalisée de soi. D'autre part, à quel genre d'information «scientifique» les répondants se réfèrent? Tous les canaux ne se valent pas.
Pour avoir fait un bac philo, je pensais à l'époque qu'on allait m'apprendre à réfléchir alors qu'on m'a appris ce que d'autres ont pensé. J'ai lu beaucoup de romans au fond de la classe cette année-là.
C'est justement en rencontrant la pensée des autres, qu'on peut developper sa pensée. Mais effectivement il y a beaucoup de choses à redire sur l'enseignement de la philo au lycée.. Ceci dit, théoriquement c'edt en Français, qu'on doit vous initier à l'argumentation, au décryptage des textes, des points de vu... Théoriquement toutes les matières doivent participer à la construction d'une pensée.
@@josephk7603 Absolument. J'ai beaucoup lu cette année-là parce que la prof répétait chaque chose trois fois pour qu'on ait le temps de noter. Il n'y avait jamais aucune discussion. Je trouve également dommage la séparation qui existe entre littéraires, qui semblent totalement imperméables à la science ou à la technologie, et scientifiques, peu soucieux d'arts en général. C'est un peu comme si, à un âge où on doit déterminer notre avenir, on nous demandait de choisir entre deux religions...
Il n'est pas si incohérent de voir que la science ne représente pas systématiquement le progrès. Car derrière ce mot, c'est souvent la technologie qui est mise en avant, mais pas nécessairement le progrès humain. À l'heure d'un réchauffement climatique risquant de réduire la vie sur terre à son minimum, on peut légitimement se questionner sur le rôle de la science pour le progrès. Idem pour la question du nucléaire militaire ou des pandémie dont les naissances ne sont pas encore bien expliquées, mais pour lesquelles la science semble avoir jouer sa partition.
C'est une tragédie, et en primaire, la formation des profs étant indigente dans ce domaine et 75% des enseignants étant issus de filières post-bacs non scientifiques, je vous laisse imaginer ce qui reste. On rajoute à ça l'éducation majoritairement très genrée des enfants dès le plus jeune âge (les dinos et les constructions pr les garçons, les licornes et les poupées maquillées pr les filles). Je dois obliger à la parité en classe de maternelle pr que les filles accèdent aux legos et au baril d'animaux dans les jeux ! On est pas sorti...
Une petite remarque sur le fait que le mot progrès n'apparait pas dans le document, Etienne Klein en parle dans des débats ou conférences. De ce que j'ai compris, le mot est de plus en plus absent des discours politiques, et est remplacé par le mot innovation. Pour faire court, d'après Mr Klein, quand on utilise le mot progrès on dit implicitement que le temps est constructeur, que plus il passe et mieux nous vivrons. Le mot innovation au contraire est lié au fait que le temps qui passe est destructeur, et que donc on doit innover pour que nos conditions de vie ne se dégradent pas. C'est assez révélateur de notre époque je dirais, étant donné les défis qui nous attendent et le sentiment qu'ont certaines personnes que leurs descendants vivront "moins bien" qu'eux. Evidement Mr Klein en parle mieux que moi et je vous invite à trouver une de ses conférences sur le sujet. Bisous pour ceux qui le veulent bien :D
En général, il y a plusieurs items dans des sondages où je ne sais pas quoi mettre, comme dans ce sondage où il est demandé si on se considère conventionnel. Ce serait bien que soit spécifié ce qu ils entendent par " conventionnel ". Concernant la philosophie, je ne sais que depuis 2-3 ans ( en écoutant Etienne Klein ) que la philosophie et science ne faisaient qu une à l origine. J ai pourtant fait un bac littéraire avec 5h de philo par semaine. Avec le recul, on peut se demander si c est vraiment de la philosophie qui est enseignée et ce que fait Freud dans le programme ... Concernant le doute, c est ce qui m a fait tomber dans le New age mais qui m a aussi permis d en sortir. Toutefois, le doute pathologique existe quand il est poussé à l extrême et qu il empêche de faire confiance à un professionnel et à la science, par exemple. Merci pour cette vidéo 😊
En ce qui concerne les gens qui n'adhérent pas aux arguments convaincants, l'explication est simple : une croyance a toujours des conséquences.. et donc beaucoup de gens choisissent leur croyance non en fonction de leur véracité, mais en fonction des conséquences sociales, politiques et culturels que ça implique pour eux.. sur le long terme, ils ont tords (fatalement) mais sur le court terme des fois ils n'ont pas vraiment le choix.. être libre de choisir et d'affirmer les croyances qu'on veut est un luxe de notre société de droit.. mais au sein des familles, des religions et pas mal de pays, on n'a pas ce luxe.
Je vois une autre possibilité (peut-être plus pour les "ne se prononce pas") où "raisons convaincantes" peut être interprété comme tout objet (discours, argumentaire, vidéo, etc...) convaincant : "La révélation des pyramides" peut être convaincant pour quelqu'un qui découvre le sujet mais se baser sur un truc convaincant (à un moment donné, dans un contexte particulier) pour changer d'opinion n'est pas forcément pertinent pour quelqu'un qui se considère critique. Il va suspendre son jugement, éventuellement chercher d'autres informations et tout confronter avant de changer d'avis. J'espère être clair ^^
1- Prenez un mot au hasard. Ex : fourchette 2- Adaptez si besoin et rajoutez -logie. Ex : fourchettologie 3- Bravo, vous avez créé une science ! Concernant les "sciences" qui concernent la crise identitaire (dont la théorie du genre est un exemple) j'avais pas besoin d'un sondage pour savoir que le wokisme est un problème de gauchiste ! Une bonne question serait de savoir comment un tel courant peut émerger d'un pays à la base protestant dont les premiers mots de la Constitution sont "in God we trust" Mixité sociale ethnique et rejet de l'archétype ? Séparation du corps et de l'esprit possible par la croyance (ce qui ouvre la porte à séparation de l'identité de l'esprit de celle du corps), qui est difficilement concevable pour un matérialiste où la conscience résulte dune activité neuronale C'était intéressant comme sondage, même si c'est très limitant de répondre sur 5 niveaux Vive la science ! (La bien dure 😉)
Ah non le wokisme est et a toujours été un problème de droite. A gauche on appelle juste ça l'esprit critique depuis toujours. La popularisation vient donc de la droite. De la droite americaine, pour etre precis, et en cherchant un peu l'émergence du wokisme comme "problème de société" on arrivera probablement au pinnacle de la science: 4chan ou FoxNews. Que ca dégouline sur nos droitards sachants, c'est révélateur du serieux de ceux qui s'en gargarisent.
Je suis personnellement peu surpris mais très inquiet par les résultats avec une forte différence homme/femme, notamment en ce qui concerne l'intérêt des gens pour les sciences. Étant pas mal renseigné sur le sujet je pense qu'il ne faut pas mettre ces différences sur le compte d'une différence de domaines d'intérêts (sous entendue naturelle) entre les hommes et les femmes, mais bien plus sur le compte des stéréotypes de genres véhiculés par la société quotidiennement qui tendent à dire aux femmes qu'elles ne sont pas faites pour les sciences. Pour avoir participé à beaucoup d'événements destinés aux lycéennes qui aiment déjà les sciences, elles sont très conscientes de ces phénomènes, et se battent contre lorsqu'elle choisissent de s'orienter vers des études scientifiques. Si on trouve déjà une telle différence chez les jeunes dans les lycées généraux, il n'est pas étonnant du tout de retrouver ensuite une différence notable dans la société globale. D'ailleurs je crois que le sujet des stéréotypes de genre et des différences d'accès aux sciences n'ont été que peu traités sur cette chaîne alors que je trouve que ce sujet serait important à aborder et très intéressant (encore plus lorsqu'on sait que le public de la chaîne est majoritairement masculin et donc pas forcément bien renseigné sur ces sujets).
31:15 Pour la question "Je suis prêt(e) à changer d'opinion sur la base de raisons convaincantes". J'aurai répondu non car les gens qui défendent des idées factuellement fausses le font avec un argumentaire, qui d'un point de vu (au moins le leur) est convaincant. Je pense que c'est juste la définition de "raisons convaincantes" qui est trop floue
perso, il y a tellement de point intéressant sur lesquels j'aurai envie de revenir que j'ai la flemme de rentrer dans le détail ! Du coup, je n'évoquerai que le point qui me parait être le plus intéressant de tous, et c'est le suivant : si, à la place de "vous vous définiriez comme ayant "l'esprit critique", cela participe à caractériser votre personnalité", on avait "votre entourage vous définit comme le mec (ou la fille) chiant(e) qui n'arrête pas d'imposer sa science à tout le monde lors des soirées en famille", vous pensez qu'on aurait eu quoi comme résultat ?
Une petite erreur d'interprétation me semble-t-il à propos de la philosophie qui serait la discipline qui "laisse le plus mauvais souvenir aux anciens élèves" : c'est faux, le pourcentage est de 27 %, contre 34% de mauvais souvenir pour les mathématiques, 32% pour les langues étrangères ou le sport, et 29% pour la physique/chimie... Ce qui est vrai c'est que la philo est la discipline qui laisse le moins de "bons souvenirs", car certes beaucoup de gens ont un mauvais souvenir (27%), mais surtout, sont restés indifférents (19%) ou ne l'ont pas étudiée (23%)... ce n'est pas la même chose me semble-t-il ! ;)
28:18 Comme telle, la question me semble mal formulée. La grande majorité des gens pensent avoir un esprit critique. La critique est le sport favori des français 😉 ... Utiliser les outils de l'esprit critique, la méthodologie scientifique (réduire les biais) pour valider ses connaissances et orienter sa pensée sera certainement noté différemment.
Pour l'astrologie considérée comme une science, il est possible qu'il y ait eu une confusion avec l'astronomie, notamment pour les gens ayant lu un peu trop vite. C'est probablement à prendre en compte.
@@antezebra3081 Autant pour moi. Mais je pense quand même que laa présence du choix "astrophysique" doit quand même pas mal élaguer parmi les gens qui pourraient faire la confusion. D'ailleurs, les chiffres du sondage sont à peu près raccord avec les enquêtes précédentes sur la croyance à l'astrologie parmi la population.
@@astro-tbo9322 Oui c'est sûr, ça doit élaguer. Mais il ne faut pas sous-estimer la faible culture scientifique de l'essentiel de la population. Beaucoup confondent astrologie et astronomie, beaucoup ne savent pas tellement à quoi correspond l'astrophysique, et, dans un contexte où on te demande si telle ou telle discipline est une science, il est facile de juste considérer qu'on ne va pas te poser des questions sur l'horoscope, donc la confusion est vite arrivée.
Très intéressant. Merci. Ne craignez-vous pas que de répéter « les Français sont pessimistes » provoque une autosuggestion ? Par principe, je me méfie des poncifs en matière d’opinion. Attention, on ne commente pas un sondage, on établit AVANT une grille d’analyse à partir des questions seules et ENSUITE on analyse les chiffres. Sinon, on y trouve toujours ce qu’on y cherche. Magnifique biais de confirmation 😎.
page 45, quelques erreurs d'interprétation 1. c'est coupé en 2 : matieres scientifiques vs autres 2. non, la philo n'est pas la matiere avec le plus mauvais souvenir, elle est a 27% vs 32% pour le sport. elle est 3ieme. par contre elle est celle qui laisse le moins de bon souvenirs Je pense que la philo est tres tres tres mal enseignée, nous on se moquait tellement de notre prof qui était incapable de soutenir le moindre discours ou argument et il ne savait jamais quoi répondre a nos interrogations. donc un "bon" souvenir de part les rigolades que l'on a eu, mais d'un point de vue enseignement, un très mauvais souvenir. difficile de répondre du coup 🙂
A 16:39 les scientifiques sont t'ils les mieux placés pour dire ce qui estcmieux pour les citoyens Sans etre hostile aux science je suis en désaccord ce nest pas aux sciences de dire ce qui est bon/desirable pour les citoyens d'autant plus que les dits citoyens ne seront pas tous d'accord
Les sondages dont les résultats ne conviennent pas à l'idéologie de Durand ont des questions mal posées. Mais celui-là, dont les réponses lui conviennent, il est bien.
Alors si je répondais à un sondage me demandant si je suis intéressé.e par les sciences.... en vrai, je dirais "non" et je ne trouve pas ça incompatible avec le fait de faire partie de l'ASTEC ou d'aimer les chaines de vulgarisation scientifique. Pour moi ça veut dire "dans mon temps libre, je fais pas des maths pour le plaisir". Je me demande à quelle point les conventions sociales font que certaines personnes répondent "non" parce que c'est tout simplement pas culturellement et socialement ce qu'on les a habitué(e)s à considérer comme le plus important, même si ça fait partie intégrante de leur vie personnelle et/ou professionnelle.
19:47 La science est la seule source fiable de savoir sur le monde ? J'ai beau tourner "science", "fiable" et "savoir" dans tous les sens, je ne vois pas quoi répondre à part "Pas du tout d'accord". Un enfant n'a pas besoin de connaître l'effet gyroscopique pour savoir qu'à vélo, plus on ralentit, plus on risque de tomber. Il a acquis ce savoir fiable et correct sans la moindre science. Qu'en pensez-vous ?
Il a acquis ce savoir en tombant, puis en réessayant, en tentant de comprendre pressé par l'envie de ne plus s'écorcher les genoux, puis il a remarqué une causalité apparente entre la vitesse qui baisse et le risque de chute qui monte, il a testé prudemment son hypothèse en ralentissant doucement pour voir si le vélo commençait à tanguer, il a conclu qu'il valait mieux éviter de trop ralentir... Bref, la science c'est pas forcément le LHC, c'est juste une méthode pour peser les données qu'on a, les hypothèses qu'on formule avant de tenter d'invalider tout ça pour considérer ce savoir comme à peu près sûr s'il a résisté ^^
L'énoncé "la science est la seule source fiable de savoir sur le monde" se réfute tout seul puisque ce n'est pas un savoir scientifique, donc on ne peut pas le considérer comme fiable si on veut le prendre à la lettre. Il faut forcément sortir du cadre scientifique et se placer dans le domaine de la philosophie pour faire ce genre d'affirmation scientiste.
@@WaylonJonesOMais ne serait-ce pas du scientisme plutôt de penser que même pour répondre à une simple question, il faudrait mobiliser la science... ? On joue sur les mots, je vous l'accorde. Plus pragmatiquement, j'imagine que les auteurs des questions souhaitaient viser les oppositions un peu stériles du genre science/intuition ou science/terrain mais qu'en effet la question est un peu bancale.
@@seblau5596Oui, l'enfant de mon exemple a acquis la connaissance par l'expérience, mais ce n'est suffisant pour appeler ça de la science. Sinon le chat qui prend son élan avant de sauter d'un toit à un autre fait aussi de la science, car par expérience il saura estimer si, vu de sa forme et la distance et l'élévation des toits, il sera capable ou non de déployer assez de puissance pour se propulser assez loin.
la médecine ne produit aucune oeuvre artistique, c'est une pratique fondée sur les sciences, couplée avec une pratique de la relation étayée par les sciences humaines et l'intuition personnelle.
Il propose la Psychanalyse mais pas la Psychologie ! Il y a fort a parié au il introduise un bias (deja fort present a la base) pour toutes les personnes qui ne font pas la distinction entre l un et l autre. Peut être que vu la pluralité des approches en psychologie (cognitive, clinique, expérimentale, sociale... dont le caractere scientifique varie fortement) cela n aurait pas énormément de sens, mais la on analyse la perception de la population generale !
20:30 il s'agit peut-être d'un problème simplement grammatical. Lorsqu'une question est posée de manière négative et que l'on est d'accord avec l'affirmation posée de manière négative il faut répondre non. En revanche il faut répondre OUI pour marquer la désapprobation. De fait il me semble plutôt bancal de pouvoir conclure quoi que ce soit par une réponse oui ou non à une question posée de manière négative
24:00 comprendre les stats c'est très bien, mais la vaste majorité des informations aujourd'hui passe par du discours ou de l'image. Développer l'esprit critique vis-à-vis du discours et de l'image, c'est justement l'objet de la littérature, de l'histoire, de la géographie. Je ressens toujours une certaine incompréhension, pour ne pas dire un certain mépris, vis-à-vis des sciences humaines sur cette chaîne. "La philosophie n'est pas une discipline littéraire" ? Que pensez-vous que "littéraire" veuille dire ? Le bouquin qu'on lit pour se faire plaisir un soir d'été ?
[Attention, pavé] L'esprit critique est travaillé principalement en Français au collège, autour des infos et des intox, ce qui explique peut-être certains résultats. Les "sciences" comme l'SVT ou la Physique-Chimie apprennent surtout le raisonnement scientifique (et c'est très bien, il faut les deux !). Au final, au collège en tout cas, j'ai l'impression qu'on travaille peu sur l'exploitation biaisée de certains graphiques... (les élèves en sont au moment où ils apprennent juste à lire des stats et à récupérer des données, ce qu'ils ont déjà beaucoup de mal à faire). Mais je me trompe peut-être ! En tout cas, lorsque je fais cette séquence avec mes élèves sur "info/intox" j'ai souvent l'impression qu'ils ne font pas de lien immédiat avec les sciences. J'ai le sentiment (donc ça ne vaut que comme tel) que pour toute une partie de la population, la seule approche qu'ils auront de l'esprit critique via l'école se fera pas leur cours de culture générale et/ou de français. Par ailleurs, il faut savoir que chez les jeunes de 11 à 15 ans, "faire preuve d'esprit critique" ça peut juste vouloir dire : - regarder la description d'une vidéo et savoir quel média la publie et pourquoi - regarder s'il y a des sources (à ce stade, on considère que s'ils repèrent des sources, sans les vérifier forcément, c'est déjà pas si mal) - regarder la date (eh oui, un 1er avril est si vite arrivé !), - essayer de faire une recherche minimale sur l'info qui les scandalise/choque (ce que je prends comme base pour leur expliquer comment fonctionne la plupart des infos fausses qu'ils font circuler en pensant qu'elles sont vraies...) - repérer quelques indices d'un discours biaisé : généralisations abusives, média partisan d'un point de vue, expression trop présente des sentiments du locuteur, hyperboles et effets de persuation faisant plus appel aux émotions qu'à la logique... Bref, il y a encore beaucoup de travail à faire. Petite digression d'ailleurs : ce que je remarque chez les adultes, c'est souvent un esprit critique "partiel" : on ne croit peut-être pas que la terre est plate, mais on donne de l'homéopathie à ses enfants... Souvent, il y a une différence de traitement entre ce qui relève du soin/de l'expérience (où, là, c'est la fête du slip, tant que ça "fait du bien" ou que "ça ne fait pas de mal" c'est OK) et ce qui relève de la connaissance, où la plupart des gens se fient quand même à ce qui leur a été appris, à défaut de réfléchir par eux-mêmes. En tant que prof, j'ai le sentiment qu'au final "apprendre à penser" et "apprendre à réfléchir/s'interroger" devient de plus en plus crucial... mais que c'est souvent fait maladroitement, et avec des biais dont on ne peut se passer quand on est face à des ados. On utilise par exemple énormément le biais d'autorité pour dire "c'est comme ça et pas autrement". Moment théorie de comptoir : dans mon milieu (principalement de culture catho à la base (côté grands-parents), campagnard, de droite voire d'extrême droite, avec un public de classe populaire ouvrière ou paysanne, ou de classe moyenne de centre gauche écolo) j'ai le sentiment qu'avec la perte de certains repères (comme la religion) qui donnaient une voie à suivre, les gens se sont progressivement perdus ; les plus rationnels voudraient se raccrocher à la science, sauf que la science évolue (et c'est très bien) mais du coup, aucune connaissance n'est vraiment inscrite dans le marbre et ça, ça n'est pas "rassurant". Alors qu'avec un collier d'ambre magique et quelques granules pour faire passer le tout, tout paraît bien plus simple.
"L'esprit critique est travaillé principalement en Français au collège, L'esprit critique est travaillé principalement en Français au collège," C est quelque chose de très récent alors. peu susceptible d affecter la majorité des classes d age.
@@kaamt62...ou de trop ancien. En Belgique où l’enseignement secondaire se donne en 6 ans (1,2,3,4,5,6) l’esprit critique était effectivement enseigné en français en 5ème et 6ème dans les années 70-80. De mon souvenir mon fils pour un équivalent bac français de même niveau avait déjà moins d’heures de français et plus d’heures de cours spécifiques à l’option dans les années 2000.
Prof de svt ici. Perso je fais beaucoup d'esprit critique avec les élèves mais je ne l'explicite pas comme tel, c ptet pour ça qu'ils s'en rendent moins compte ?
@@ursushorribilishirsutis Possible ! L'explicitation c'est important, pour qu'ils se rendent aussi compte de ce à quoi ça peut servir dans la "vraie" vie xD
En fait les 30% qui pense que l'omeopatie, l'astrologie et tu quanti sont des science ont repondu sans savoir ce qu'etait le science au question precedente. C'est donc la seule chose a retenir 30% croit pense que les pseudo science sont des sciences, pense avoir l'esprit critique ect et ca c'est grave 😮
Concernant le philosophie au lycée, en effet, son enseignement n'était pas à la hauteur de la grandeur de cette discipline. Mais surtout, en cursus scientifique, vu son faible coefficient, il n'y a aucune chance qu'elle soit prioritaire... Autres chose, autant débattre avec quelqu'un qui n'a pas les mêmes opinions, c'est pas forcément facile ; autant quand on ne partage pas les faits, c'est mission impossible...
31:20 "Je suis prêt à changer d'opinion sur la base de raisons convaincantes"...ne m'a pas convaincu. Soit c'est mal posé, soit c'est moi qui comprend mal. On peut ne pas changer d'opinion sur cette base car notre opinion actuelle peut elle-même être basée sur des raisons tout aussi convaincantes. Ce n'est pas parce que c'est convaincant que c'est vrai.
finalement ce sont peut être les 17% qui sont tout à fait d'accord et les 3 % pas du tout d'accord, pour se définir comme ayant un esprit critique.... qui n'en on pas (...sur le sujet de leur rapport avec l'esprit critique)... sinon ils auraient répondu qu'ils sont "plutôt d'accord" ou plutôt pas d'accord ou NSP. mon idée est peut être toute pêtée
31:50 Vu que moi je me serais placé dans "NSP" je peux donner une piste : c'est quoi une raison convaincante ? On met quoi derrière ? Si derrière on met un consensus scientifiques sur des études alors, tacitement une telle raison convaincante est suffisante pour changer de point de vue. En revanche si derrière on met admettons une série d'arguments religieux bah perso désolée mais ce n'est pas avec ça que je vais changer de position. Sauf qu'il y a des gens si. Parce qu'il y a des gens pour qui la religion est une potentielle raison convaincante. Tout le monde ne va pas être convaincu par les mêmes idées. D'où mon "NSP" parce que bah... "Raison convaincantes" ok, mais on invoque quoi sous ce terme ? Parce qu'au vu des résultats, potentiellement dans les oui, énormément de gens ne sont pas convaincus forcément par la science mais pourtant répondent oui, et à l'inverse dans les non, peut-être que beaucoup de gens sont convaincus par la science mais viennent répondre non. En fait la question est particulièrement floue et les résultats sont difficilement interprétables. Je n'arrive pas à savoir s'il faut être réjouis ou en flip devant de tels résultats en fait parce que bah... Qu'est-ce qui convainc les gens en l'occurrence ? Quel type de données ? C'est ça la question et pour moi elle est centrale. Et c'est la réponse à cette question va permettre de mettre en exergue une juste interprétation de ces chiffres. Comment peut-on interpréter un résultat si on n'a que la moitié de l'info, qui plus est sûrement la moins intéressante ?
Je suis en cours de visionnage là mais tu ne te serait pas embrouillé Mendax ? J'ai l'impression que tu lis en rouge la part des gens qui s'intéressent et qui regarde des choses en rapport avec la Science, alors que la barre rouge c'est les "JAMAIS". Donc non, TH-cam c'est pas 32% c'est 10% au moins une fois par semaine. 7:35
Ce qui est intéressant sur la distinction homme/femme c'est qu'on remarque que le pourcentage d'intéressé(e)s est quasiment tout le temps plus élevé chez les hommes que chez les femmes, toutes catégories confondues (à l'exception des actu culturelles mais de peu). C'est comme si les hommes étaient d'avantage intéressés que les femmes ?!
Concernant la philo, j'ai un souvenir excellent des cours, mais absolument désastreux de comment elle est notée XD (mais je suis biaisé avec un 6/20 au bac...)
Reflexion interessante. Globalement les femmes aiment ressentir les choses à travers le regard et l'enthousiasme de leurs proches mais elles n'ont pas de réel interet pour quoi que ce soit et approfondissement peu
Dans les personnes qui disent aimer débattre j'en connais mais il faut être d'accord avec eux donc je pense que c moins . Et j'adore la science . Il y a quand même plus de femmes scientifiques qu'avant . merci pour cette vidéo .
Le fait que l'Histoire ne soit pas considéré comme une science est un problème. A l'inverse, le fait que le français permette plus de développer l'esprit critique que les mathématiques vient du mode d'enseignement. Outre l'enseignement des règles d'orthographe et grammaire, en français (comme en Histoire et SHS du reste) on apprend à prendre connaissance d'un document, qui en est l'auteur, et on apprend à argumenter. Ce n'est pas le cas en mathématiques. En dehors de la sphère universitaire, les mathématiques ont des règles, un mode d'emploie à suivre, point final, on à pas le temps de discuter. En cours de français, discuter, et parfois débattre (les rares débats que j'ai vue organisés dans ma scolarité l'étaient en cours d'Histoire-Géo) fait parti du cursus.
Encore à voir ce que ces personnes considèrent comme scientifique Mon fils, en physique sciences, BAC 3, se voit souvent quand il dit qu'il veut aller dans la physique quantique, s'entendre dire Oh oui j'aime moi aussi beaucoup la physique quantique, que je connais bien... Et en réalité ce sont des personnes qui sont à mort dans la croyance ! Sauf qu'ils considèrent leur physique quantique, comme LA physique quantique enseignée dans les universités 😮😂
Salut tout le monde La svt est une super matière mais je lui trouve un problème quand même C'est une matière scientifique traitée celons moi de manière littéraire Je m'explique Il fallait faire une "dissertation" de 5 pages pour répondre à des questions de 3 lignes (sans compter les documents annexes) Alors que les maths et la physique c'était plus des calculs avec citation de théorèmes C'est sûrement un biais que j'avais vue que j'étais plus calculs que "bla bla" J'espère n'offencer personne ce n'était pas le but juste mon point de opinion personnel Sur ce bonne journée à tous et vive les sciences
Pourquoi les femmes s'intéressent moins à l'esprit critique, j'ai peut-être des pistes : elles se font déjà assez mansplainer partout ailleurs, pas envie d'aller chercher du rab ; la charge mentale leur en laisse moins le loisir ; on leur apprend depuis toutes petites qu'elles ne sont pas faites pour les sciences/maths/matières rigoureuses. Il y en a sûrement d'autres ! Pour ce qui est de l'enseignement de la philo, j'ai eu la chance en terminale d'avoir une prof qui nous a appris à penser, à poser et construire nos raisonnements. Elle a été effarée de nos résultats au bac car à part une fille qui avait bachoté dans son coin, pas un de nous n'a dépassé 10 : au bac, il ne faut pas montrer qu'on sait réfléchir mais qu'on a bien ingurgité les penseurs anciens.
Je crois que les femmes compartimentent mieux leur temps, pas s'embêter en dehors des heures prévues,et se divertir ensuite, comme pour les études, c'est un avis.
C'est intéressant d'entendre que la philosophie ne devrait pas être perçue comme de dimension littéraire. Malheureusement à l'école, elle l'est... un peu comme la musique... qui se rabat beaucoup (trop) sur l'histoire de la musique. Dommage, les mains dans le cambouis d'une discipline, ça n'aurait pas de prix !
Anonyme ou en personne les sondages ? Tout le monde ment , surtout si on est abordé par une jolie femme dans la rue, ou quelqu'un qui nous plaît... le principe est tronqué même quand c'est lié à son profil de recherche Google, ou yt etc, éviter de chercher certaines choses, alors qu'on veut juste se cultiver...
Il serait bien d'avoir la même étude, spécifiquement sur l'Histore... "Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur" disait un "géant"!! C'est un des points où il me semble que nous avons énormément perdu!! Nous ne sommes plus capable d'enseigner et faire comprendre l'histoire et, notre enseignement traite, à juste titre, de l'extrême droite mais bien peu de l'extrême gauche.... Bien peu de jeunes savent que "la pire de l'être humain", les plus grandes purges sont d'extrême gauche... L'un ne "pardonnant" pas l'autre... Nous voyons actuellement que les attaques sont révisionnistes et, à mon sens, ce n'est pas pour rien...
Le gar vous fait une vidéo sur l esprit critique ! c est trop drôle ! pourquoi pas . la toute 1ere matière pour avoir l 'esprit critique, c'est d'avoir des Corones et du courage ! pour ne pas à se coucher comme la dernière des p*tes, tout en se prétendant chercheur analyste, bla bla bla ! il vous dira la même chose que chez tout les médias privés ou les média publique (en fait média d Etat), mais lui vous certifie que c'est vrai de vrai ! avec le tampon, zététicien ! :) c 'est marrant, c est deja ça !
a noter que pour certains regarder des vidéos scientifique c'est regarder du idriss du didier du nassim ou les miracles scientifique de tel ou tel secte religieuse .
Intéressant c'est la ou sont les femmes, mais elles restent quand-même ultra minoritaires, ce qui ne les empêchent pas de travailler dans la science.
On parle d'intérêt des gens et de leur perception, pas de réalité objective
@@geosupbam5676 Tout a fait ce qui rend d'autant plus dommage de s'intéresser à une méthode d'objectivisation du savoir et d'en avoir une perception subjective ! 😁
Il y a en effet divers signes dans l'étude qui montrent que "science" ne désigne pas la science moderne mais la connaissance. On le retrouve dans les expressions "sciences occultes", "sciences divinatoires", etc. Au début, l'étude montre que l'homéopathie ou la psychanalyse sont considérés comme des sciences ! On a même au droit récemment à un déballage médiatique à propos d'un bouquin qui prétendait présenter les preuves scientifiques de l'existence de Dieu - d'ailleurs sans être clair sur le dieu en question... Dans l'islam on nomme "savant" celui qui connait très bien les textes et les "miracles scientifiques" (sic) du Coran inondent le Web.
C’est pareil pour chaque catégorie ..
« Je m’intéresse à l’actualité » ça veut dire je mate le JT de TF1 et cnews ou je me renseigne sur les sujet d’actualité pour mieux les comprendre … 😂
Sur la psychanalyse il y a un vrai soucis lié au fait qu'énormément de gens n'ont même pas conscience que c'est une discipline distincte de la psychiatrie. Pour eux soit c'est des synonymes et la différence entre un psychiatre et un psychanalyste relève de nuances obscures qui concernent uniquement les experts, soit quand on leur demande leur avis sur la psychanalyse leur cerveau prend un raccourcis et présume qu'on les interroge sur la psychiatrie.
Il faut vraiment prendre l'habitude de garder ça à l'esprit, et s'assurer que l'interrogé ne confonde pas les deux. Parce qu'ici par exemple le simple fait d'insister clairement sur le fait que la question concerne la psychanalyse et non pas la psychiatrie peut drastiquement impacter les réponses.
Tout à fait d'accord, c'est une situation que je vie régulièrement avec les personnes qui ne sont pas familiarisées avec les questions psychiatriques. J'entend même souvent des gens confondre "psychologue, psychiatre, psychanalyste", en France tout particulièrement, vu la légitimité aparente de la psychanalyse dans le milieu médical institutionnel.
Je pense que c'était le but du sondage, de questionner implicitement la connaissance de la distinction entre les différents "psy". Ou en tout cas, on peut l'interpréter comme ça.
Peut-être qu'il y a aussi des "anti-psy", des gens qui pensent que la psychologie et la psychiatrie c'est de la merde parce que "le cerveau c'est magique et en dehors de la compréhension humaine". Mais je pense qu'ils sont assez rare et que ceux qui ont dit qu'ils sont pas d'accord ont bien compris la distinction.
@@Ceelvain Les "Anti-psy" ne sont pas forcément des personnes qui considèrent que "le cerveau c'est magique et en dehors de la compréhension humaine", c'est plutôt en grande partie des personnes ayant eues ,dans le passé ou le présent, à faire avec les millieux psychiatriques (et souvent, leurs aspects négatifs, les traitements lourds ou forcés) et développant ainsi une critique politique du millieu psychiatrique et de la déshumanisation à laquelle certains mauvais usages du concept de diagnostique peuvent mener (ce qui ne me semble pas si incohérent et farfelu que ça, perso'). Souvent les critiques anti-psy sont plus pertinentes et nuancées qu'un simple positionnement de "la psychiatrie c'est mal, on est contre, c'est tout sauf une piste de solution à la marginalisation de la neuro-atypie", mais je ne peux pas nier que ce genre de discours manichéens s'entend quelques fois chez certain.es militant.es plus jeunes, mal renseigné ou n'ayant soit-même que peu eu à faire aux millieux psy (en zonant sur les réseaux sociaux ou en ne retenant que les plus grosses conneries qu'on peut entendre, on trouve des personnes à la ramasse dans plein de réseaux, même chez les pures zététiciens ;) ) Le milieu anti-psy se croise parfois également avec des positionnement de la psychiatrie institutionnelle, qui ne s'oppose pas aux savoirs psychiatriques ou aux notions diagnostiques, mais qui vise d'avantage à une déhiérarchisation des statuts et rôles de patients-infirmier.es-médecins ... C'est cool de pas caricaturer toute forme de contestation des institution en de simples discours irrationnels et biaisés. C'est bien l'auto-critique aussi, même sur les pratiques scientifiques et médicales qu'on estime soit-même justifiées ou "idéales".
voila voila, bonne journée
@@Ceelvain Bah je pense pas, parce que du coup on sait pas s'ils ont répondu par ignorance de la distinction ou en connaissance de cause.
Même chose pour l'astrologie 😅
"La critique est aisée, l'art est difficile".. gardons cette pensée afin de débattre avec la vertu de l'humilité.. merci pour ce que vous faites🙏
Très bon travail de résumé et d'analyse, merci Thomas !
Comme d’habitude merci pour ce partage d’intérêt publique !
13:00 en terminale "C" de l'époque (ancien nom de la terminale scientifique à dominante maths-physique-chimie) je me revois avec mes camarades en train de pester contre "la philo". Cette matière (enfin ce qu'on en percevait) n'était pour nous que bavardages inutiles et circonvolutions pompeuses à base de citations de grands auteurs pour lui donner un "vernis" savant. Une matière où apprendre et travailler ne garantissait pas qu'on puisse s'en sortir honorablement, et où l'évaluation des copies paraissait complètement subjective et aléatoire. La philo c'était synonyme de prof qui s'écoutait parler (fort) pour ne rien dire, d'imposture, de bullshit, et encore on ne connaissait pas les BHL, Luc Ferry, et autres Enthoven :-). (je sais c'est une attaque très basse :-) )
Oh c'est pas si bas, c'est surtout lié au fait qu'en France, on a encore l'omniprésence de cette philosophie qui est réellement liée au français, au discours : la philosophie empirique.
Beaucoup de pays s'en sont plus ou moins débarrassés, ce serait bien qu'on s'y mette également...
Le score sur l'Astrologie me parait bien haut, une partie des gens ne confondraient-ils pas avec l'Astronomie ? Car j'ai déjà entendu des gens mélanger les deux
Très probable.
@@DrPhilibert en effet
Ils auraient du mettre les 2 items, ça sent la confusion
Entièrement d'accord ! Experience perso, mais l'essentiel des "croyants" auxquels j'ai eu à faire reconnaissent eux mêmes que l'astrologie est avant tout un hobby, un amusement et une croyance ("moi j'y crois")
Cette confusion peut aussi être un indicateur de l'ignorance de ce qu'est l'astronomie 😅 Je traîne avec des gens qui en font et c'est pas possible d'être plus dans le cliché du "scientifique" que ça ! Avec leurs appareils étranges, leurs tableaux de chiffres et leurs grosses lunettes (de télescope 🙃)
Je comprends qu'une grande partie des personnes estime la littérature (et d'autres matières littéraires) plus importante pour développer l'esprit critique que les maths. Jusqu'au bac, voir plus, les mathématiques sont enseignées comme des choses à connaitre par cœur et à appliquer selon le contexte. On ne nous explique pas comment elles nous seront utiles dans notre vie et nos prises de décisions.
En revanche, en littérature, on échange sur la signification des textes, on donne notre avis, etc. Il est donc plus simple de se projeter dans un travail d'esprit critique et de recherche des sources.
Ce n'est finalement qu'en commençant à m'intéresser à l'esprit critique que je vois l'importance des mathématiques.
la philosophie réclame une pensée conceptuelle méthodique ,une rigueur discursive , qui me semblent essentielles en pensée critique. La littérature est un art.
Je suis d 'accord avec @melaniev35 là dessus. Je n'ai pas fait l'école en France, mais le constat est le même. C'est via les cours de français que j'ai appris a questionner la forme puis le fond d'un texte, la structure introduction arguments discussion conclusion, le débat d'idée. Dans les sciences avant l'université on doit apprendre les concepts, mais on ne les questionne pas. C'est encore plus flagrant pour l'examen équivalent au bac : en sciences j'ai dû recracher des concepts et théorèmes appris par cœur, alors qu'en langue il s'agissait de dissertations dialogiques ou d'argumentations sur des livres lus.
Je suis d'accord avec @thanatos7594 que la littérature est un art, mais dans mon éducation elle a servie de support pour développer l'esprit critique et sa méthode.
Donc je comprend que le français soit perçu comme ce qui permet de développer l'esprit critique.
Dans mon cas même à l'université en sciences, la critique argumentée des concepts vient assez tard. Le corpus de connaissance est tellement dense et complexe que rien que pour le connaître et le comprendre suffisamment pour le critiquer plusieurs années sont nécessaires.
Ça me semble dommage en effet que les sciences soient vues comme cela en cours... Après, l'approche dogmatique et sans discussion en français, j'y ai eu droit. Personnellement, en étudiant à l'époque de mon côté les maths, j'ai rencontré cet aspect de réflexion, et, surtout, une méthode (la preuve mathématique) qui distingue un raisonnement correct d'un raisonnement qui ne l'est pas, là où en littérature, j'ai toujours eu l'impression que c'est flou et subjectif... J'aurais tendance à penser que les maths et les sciences sont plus aptes à formées sur les questions "terre-à-terre" de la vie politique (comment se fournir en énergie, quelle politique de transport adopter,...).
@@guillaumej7130 mais pour moi aussi, la littérature à été un terreau de l'esprit critique, et c'est aussi une production artistique qui m'a apporté des jouissances esthétiques. Pas de pensée cohérente sans maîtrise de la logique grammaticale et syntaxique de la langue qu'on utilise, sans un vocabulaire étendu, sans la compréhension de la complexité et des nuances, sans maîtrise de la rhétorique. Sans cette maîtrise, il n'y a pas de pensée critique,. Il n'y a pas de pensée du tout. si la logique mathématique s'applique autrement que comme outil des sciences, elle devient vite dogmatique, rigide et sclérosante.
Cette conception exclusivement pragmatique des apprentissages me navre. Si les mathématiques et la littérature ne servent pas essentiellement la formation de l'intelligence,et ne permettent pas une maîtrise des outils de la pensée, condition essentielle de son libre jeu, c'est raté. l'enseignement est certes une transmission des connaissances acquises. S'il ne délivre pas en même temps les moyens et méthodes de formation du jugement, c'est raté.
Il y a toutefois un problème à prendre en compte : beaucoup de conspirationnistes se considèrent comme ayant l'esprit critique (en tant que remise en question de ce qui est validé par les institutions), donc à mon avis les réponses sont biaisées à ce sujet, et ne sont pas aussi encourageantes qu'on pourrait le croire.
D'ailleurs, il n'est pas exclu qu'une formation à l'esprit critique pousse les jeunes à remettre en cause des principes qui ont été validés par la science. Car a ce moment là, appliqueraient ils leur esprit critique tel qu'ils croient qu'il faut l'utiliser ?
Qui peut définir exactement ce qu'est l'esprit critique ?
@@calista7731 Bonne question !
Je dirais : Le fait de suspendre son jugement face à des affirmations non validés par la science et relevant plutôt de la croyance.
@@calista7731fr.m.wikipedia.org/wiki/Esprit_critique
En quoi c'est un problème ? Je ne vois pas trop. Même si on baigne dans l'erreur c'est bien de se percevoir critique. Se tromper ou être dans le vrai on ne le choisi pas vraiment, votre vie le construit en grande partie.
Merci pour cette vidéo ! je me régale à chaque fois que l'on analyse un sondage car effectivement, comme vous le dites, les questions sont intéressantes en elle même. Concernant la sureprésentation des femmes dans la méfiance en les sciences, j'ai pas mal d'idées là dessus, tirées de ma propre expérience (clin d'oeil). Non, sans rire, une femme est bcp plus exposée à des rencontres avec le monde médical (cf le livre noir de la gynéco) et dans ce monde là, on est parfois réellement maltraitées (sans que l'on arrive à le verbaliser le plus souvent). Si on est pas maltraitées on peut être jugée ou dénigrée ... bref, les magasines féminins, nos mères et nos grands-mère prennent ensuite le relais sur les pseudo trucs naturels et autres bulshitismes sortis des forêts magiques ... Je suis tombée là dedans pendant quelques années alors que je n'avais pas identifié une dépression naissante et je vous ai découvert ... un chemin pas trop long et finalement libérateur. J'adorerai le partager un de ces 4 !
TU TE RÉGALE AVEC LES STATISTIQUES BIAISÉS??!!
Merci pour cette analyse, et pour la présentation de ce document dont j'ignorais l'existence.
J'ai écouté attentivement et, il me semble, qu'il n'est pas suffisamment mis en avant le fait que ce sondage est déclaratif. Je m'explique : "Untel aurait plutôt tendance à penser bleu, mais cette position n'est pas à la mode. La mode dit que rouge est aujourd'hui plus respectable, alors pour s'économiser un conflit, un inconfort, Untel répond rouge. Et impossible au sondeur de détecter la distortion."
C'est bien-sûr un biais auquel ce type de sondage aurait du mal à échapper mais, en particulier dans celui-ci, la moindre déviation entre ce que je crois intimement et ce que je soutiens devant autrui revêt une importance capitale, essentielle.
Voilà. C'est tout, et c'est peu de chose, mais j'avais envie de l'exprimer.
Des bisous !
12:15 En SVT, le volume horaire en seconde est de 1h30/semaine (3h pour la physique-chimie), et de 1h/semaine en première et en terminale (sans compter l’enseignement de spécialité). Ne parlons pas des maths (1h/semaine pendant un trimestre seulement en première et terminale)
13:13 Non, ce n’est pas le cas. Depuis les grecs la philosophie a toujours été un enseignement presque dans les deux sens, une réflexion commune. Aujourd’hui, la philo est un cours magistral sur l’histoire de la philo, sans compter le chapitre entier sur Freud sans aucune remise en question…
Coluche a dit: "L'intelligence est la chose la mieux réparti au monde. L'homme, quoi qu'il en soit doté, a toujours l'impression d'en avoir assez....Vu que c'est avec ça qu'il juge!"
Descartes l'a dit avant lui à propos du"bon sens", c'est à dire la Raison, au sens du XVII° siècle.
@ttersu cite Coluche, qui cite Descartes…
« On est tous des nains perchés sur les épaules de grands hommes… surtout toi! »
-Jean-Michel Apeuprès-
@@SfNihilistaheu, ça c’est Newton, mais il ne dit pas « on est tous », et il a piqué cette formule à quelqu’un d’autre, j’ai oublié à qui…
Petit commentaire que j'ai eu dès le début : y a pas un biais des gens qui sont intéresser par ce type de sujet qui répondent ? et les autres de moins en moins ? ce qui pourrait expliquer l'importance des sciences dans les résultats ?
Sur la donnée des sex ratio, il y a un truc qui me choque personnellement :
- chez les hommes TOUS les sujets intéressent plus de 50% des interrogés (et même plus de 60% si j'ai bien vu)
- chez les femmes c'est très variables, avec des sujets qui en intéressent plus de 80% et certains qui n'en intéressent que moins de la moitié (le sport par exemple).
Comme tout ça est sur le déclaratif, n'y a-t-il pas un biais chez les hommes à se définir comme "plutôt intéressé" qui n'existerait pas chez les femmes?
Et ? Le déclaratif est déclaratif. C'est une analyse de comment les gens se perçoivent pas de ce qu'ils font dans la vraie vie
*@artragis* argument intéressant. Je pensais un peu la même chose, à savoir que les femmes sont moins encouragées à se mettre en avant et à "se la jouer" que les hommes, qui auront plus souvent tendance à se dire "intéressés" alors qu'ils ne le sont pas vraiment
C’est drôle parceque depuis que le service militaire est mix ça manque toujours de femmes ...
@@astro-tbo9322 Tout à fait ! Les femmes vont sans doute hésite à répondre qu'elles sont intéressées par un sujet qu'elles ne maîtrisent pas pour des raisons multiples (notamment la confiance en elle), alors que les hommes ne vont pas ressentir le besoin de "prouver" leur intérêt et vont donc répondre plus facilement.
Une chose notable à mes yeux sur la perception de l'importance du Français pour l'esprit critique, avoir des éléments de langage est essentiel pour comprend des statistiques.
La notion de "comprendre la question qui à été posée" est capitale pour saisir la pertinence d'un sondage.
La culture passe beaucoup par la littérature, et certain livre son technique ou usent d'un niveau de langage qui peut les rendre hermétiques.
J'y ai pas réfléchis plus que ca, mais dire entre la littérature et les math ce qui compte le plus pour développé un esprit critique n'est pas si simple, il faut maitriser les deux.
Très intéressant ce sondage, Jaime beaucoup la science et je pense que tendanciellement l'accroissement des connaissances conduit au progrès, mais il reste quand même des sujets de recherches qui font froid dans le dos…
33:00 Concernant la disparition du mot "progrès" Étienne Klein en parle souvent dans ses conférences et si ma mémoire est bonne il y en a une ou deux explicitement dédiées à cette question que j'encourage tout le monde à trouver et à regarder (je me fatigue pas à chercher les liens ça ne passe pas dans les commentaires TH-cam).
Au risque de mésinterpréter son discours, en quelques mots selon Étienne Klein le mot "progrès" a disparu du champ lexical de la science au profit du terme "innovation" à cause du fait que notre société s'est rendue compte - tout comme au sortir de la deuxième guerre mondiale - que le progrès scientifique n'entrainait absolument pas automatiquement le progrès social que l'on avait - peut être trop naïvement - espéré.
De cette déception est née le remplacement de la notion de progrès par celle de l'innovation, beaucoup plus neutre et sans implications morales. En d'autres termes notre monde est devenu beaucoup plus pessimiste.
Quand on retire les émotions la vie perd une partie de son sens.
25:00 marque page
Bravo et merci. Je trouve certaines questions très floues. J'avais souvent envie de répondre "Ben ça dépend". Est ce que ce questionnaire a été fait en consultant un ou une sociologue ?
Je note un biais du moteur de recherche Google actualités : la science est assimilée et associée par Google à science et technologie. Ainsi on se retrouve plus facilement avec la dernière nouveauté androïd ou Sony que du dernier article de médecine ou de biochimie. Je me demande si cela influe sur la perception du quidam.
32:00 il peut y avoir une raison convaincante qui penche d'un côté et d'autres raisons convaincantes en face, une raison convaincante peut faire bouger sa position sans pour autant faire franchir la ligne
Ce qui serait bien dans ce genre de sondage, serait de pouvoir répondre par : "Je ne comprends pas la question" ou "Pour répondre, il faudrait reformuler la question ou la préciser"
Quand dans un sondage il a les choix oui, non et nsp, alors que j'ai envie de répondre "ça dépend", c'est généralement que la question est mal posée, ou pire, qu'elle est orientée.
Merci Thomas !
Merci c'était tres intéressant 😊
Par exemple, dans les phrases qui ont différents sens.
Quand j’étais en Master pour devenir enseignant, on nous avait demandé de répondre à un questionnaire.
Une des questions était : Etes vous prêt à vous occuper des élèves à besoin particulier ?
J’ai tout de suite rebondi sur le mot « prêt » Je me demandais si c’était dans le sens de préparer et former ou « prêt » dans le sens où j’étais volontaire.
On a pas su répondre à ma question
S'occuper des rêves à besoin particulier... le rêve !
@@davidbriot7625 ^^ merci
"des rêves à besoin particulier" ? Cela n'a aucun sens. Prêt ne signifie pas préparer et former. Je ne comprends rien à ce message.
@@thanatos7594 j’ai corrigé merci
@@thanatos7594 il veut dire "préparé" et "formé"
Concernant l'opinion à 31:50, je me suis fait la réflexion en lisant la phrase qu'on pouvait la prendre comme est-ce que j'estime que j'en suis capable (de changer d'opinion). Surtout avec l'emploie du 'prêt(e)' dans la phrase.
Personnellement, je pense que j'aurais sérieusement envisagé de répondre 'plutôt pas d'accord' car je pense que je ne suis pas assez critique sur mes propres croyance, ou peut-être 'NSP' car je me serais dit que ça m'est surement déjà arrivé de refuser de changer d'opinion malgré un argument adverse convaincant, mais que je n'ai pas d'exemple en tête.
Après, je suis biaisé sur ce que j'aurai répondu vue que je n'y ai pas répondu en condition réel et que je voie les réponses finales avant la question.
Pour apporter un peu d'eau au moulin, je suis dans un club d'astro; depuis quelques années, on s'aperçoit assez clairement d'un regain d’intérêt lors des soirées publiques, même lors que la soirée est mitigé niveau météo, des gens se présente alors qu'il y a quelques années, il n'y avait personne dès le premier nuage venu.
Se poser la question de ce que veut dire la science pour une bonne partie des gens, regarder un docu sur netflix, ou sur un autre média, veut il dire se documenter? Au vu de la qualité des documentaires, franchement j'ai un très gros doute?
Aberkane premier du baromètres esprit critique 2024, vidéo sortie le premier avril
@@commecahehe2067 aimes tu Aberkane? Est-ce que les vaccins marchent?
Concernant tes remarques sur le progrès et ton questionnement sur le fait que le mot n'apparaît pas dans le sondage : je suis quasiment sûr d'avoir vu une conférence d'Étienne Klein qui en parle, ici sur TH-cam.
C'est th-cam.com/video/Ui5c9BD1wKs/w-d-xo.html en substance le progres n'est plus utilise et a la place on utilise l'innovation. Ca fait tres longtemps que je l'ai visionnee, mais le fond du probleme c'est la diffusion de l'idee selon laquelle la science et les techniques sont neutres.
31:25 ça, ça me fait penser à "De toutes façons, tu peux dire ce que tu veux, je changerai pas d'avis parce que je sais que j'ai raison."
Pour ce qui est du français considéré comme discipline permettant le mieux de développer l'esprit critique, il y a aussi un paramètre très pragmatique à prendre en compte : en français on fait de l'analyse de texte. On prend un texte, on le dissèque, on s’interroge sur comment il est construit, sur ce qu'il veut dire, sur les mots qu'on comprend pas, sur son contexte de création, sur le mouvement dans lequel il s'inscrit, sur son époque, et on enchaîne éventuellement avec un commentaire ou une dissertation, voir une écriture d'invention. Donc factuellement, à l'école en tous cas, c'est dans cette matière qu'on utilise le plus l'esprit critique, infiniment plus qu'en maths par exemple, où il s'agit simplement d'apprendre les formules par cœur.
Perso de ce que j'ai vécu, j'ai jamais vécu le français comme affûtant mon esprit critique. J'ai toujours trouvé qu'on me sortait des explications du chapeau sur pourquoi le texte est écrit comme ça, pourquoi telle figure de style etc. La raison c'est certainement que j'avais (et j'ai toujours pas) les codes pour comprendre tout ça. Mais mon ressenti c'est qu'on me les a jamais appris, et sur le moment j'avais vraiment l'impression qu'on était en train de l'escroquer en me disant certains trucs (je suis peut être nul en littérature naturellement, c'est sûrement ça aussi mdr). Par contre j'ai toujours été attiré par les maths et la physique par ce que je sentais qu'on me justifiait les choses autant que possible. Je dis pas que ça m'a entraîné à penser par moi même, mais c'était beaucoup plus raccord avec l'idée de l'esprit critique que je me faisais à l'époque, sans les mots à mettre dessus
@@tomo.l1553 Je ne dis pas que l'analyse en littérature est efficace sur tout le monde, ni même que c'est la façon idéale de faire. Evidemment, tous les élèves ont des affinités avec telle ou telle matière, et quelqu'un qui ne comprend pas, ou ne s'intéresse pas à ce qu'on essaye de lui enseigner en français ne va pas magiquement développer un sens aigu de l'analyse de texte. Ce que je dis cependant c'est qu'il n'y a quasiment que là, dans le cadre scolaire, qu'une tentative dans ce sens est faite. Et je le déplore. Je préférerais qu'on aille plus loin, à l'école, sur comment on en arrive à telle ou telle connaissance en maths, en science ou en philo. Mais c'est tout le programme scolaire qu'il faut reprendre à zéro quasiment.
L'analyse de la document, elle est présente aussi en histoire, en SVT, en physique et je dois en oublier depuis mon BAC S. Le français n'a pas le monopole de l'esprit critique, cela dépend beaucoup du professeur. Les mathématique, la physique, la svt et l'histoire ne sont pas des disciplines ou le par cœur prévaut, ou alors autant que le Français. Malgré tout dans les oraux que j'ai pratiquer on demandais surtout beaucoup de restitution de par cœur sur l'analyse de texte déjà vu a l'avance faite par le professeur et travailler en cour. A côté en histoire si l'on a besoins de sortir du cour il faut aussi être capable d'analyser des documents. En mathématique et en physique c'est encore plus ardus, la maitrise du cour ne garentit pas la réussites aux exercices si on a pas pratiquer ces derniers. Il faut un ensemble de ces matières pour développer sont esprit d'analyse et de critique. Une personne qui aura fait uniquement littéraire sera complètement désarmais pour aborder les domaine ou les mathématique et surtout les statistiques sont prévalent.
@@itachiaurion3198Pas de monopole, mais il y a bien une question d'ordre logique. C'est à partir de ce qu'on apprend en français qu'on peut faire la critique de documents dans d'autres matières.
Avant de comprendre un texte, il faut déjà être capable de comprendre une phrase et comment les idées s'organisent entre elles.
Pour l'humain, le mot reste prioritaire sur la donnée. On peut penser le monde et ses problématiques sans avoir recourt à des statistiques. Par contre pour interpréter des statistiques correctement, il est indispensable d'avoir des mots en stock pour avoir un jugement plus nuancé que celui d'un algorithme.
Ce n'est pas seulement en cours de français que nos jugements se nuancent, mais c'est par le language, la communication...
Il y a effectivement un problème avec la spécialisation. Cela fait longtemps que c'est évoqué par des penseurs de la complexité, comme Laborit ou Morin, mais cela n'a pas changé grand chose...
les math, c'est de la logique pure portant sur des abstractions. C'est un exercice d'intelligence pure, qui ne mobilise en rien l'esprit critique. pour acquérire un esprit critique, il faut maîtriser la pensée discursive. je me souviens d'une copine de lycée qui était une flèche en math et physique et qui me demandait de l'aide pour ses dissertations, en me présentant un premier jet écrit dans un charabia inintelligible. je ne comprenais ce qu'elle voulait dire qu'après moult explications dont je retenais les moins obscures. Elle me disait :"être bon en français, c'est pas de l'intelligence, c'est un don" . Je ne l'ai jamais contredite sur ce point, mais avec les cheveux que je me suis arrachés, on aurait pu fabriquer une magnifique perruque. J'admirais son intelligence, mais pas sa rigidité mentale, ni son absence d'humour. (mais de ce dernier point, elle ne se rendait pas compte).
Bonne journée de l'esprit critique
Aux classiques réponses "Oui, Non ou NSP" il faudrait ajouter "Question Ambiguë" ^^
Pour le progrès, le mot a été galvaudé par le monde politique, ils appellent souvent progrès la régression… alors le mot devient peut être délicat à utiliser de ce fait.
3:30 ce qui étonnant c'est d'être étonné que les Français s'intéressent aux choses importantes plutôt qu'au futile
42:00 "si vous n'êtes pas capable de discuter avec quelqu'un sans finir par l'insulter, c'est vous qui avez perdu", je retiens cette excellente formule
Pour 3:30 je pense malheureusement que c'est l'application du "pessimisme" évoqué en début de vidéo 🤐
Concernant la question de préférer échanger avec des gens qui partagent notre avis, je ne suis pas du tout étonné. Je n'ai aucun problème a discuter d'un sujet sur lequel mon interlocuteur et moi ne sommes pas d'accord. Mais souvent c'est un exercice fatiguant, parce même avec toute la bonne volonté du monde, ça fini toujours par l'interlocuteur qui veut à tout prix vous faire reconnaître que vous avez tord (et peut-être est-il aussi sous cette impression).
Discuter avec des gens qui partagent en grande partie notre opinion sur un sujet est plus agréable, donc oui, je préfère, même si je ne me cantonne pas à ça.
Moi j'écoute des émissions avec lesquelles je suis pas toujours d'accord ça me fait découvrir un autre monde surtout la confrontation j'ai tendance à fuir.
Intéressant, le pourcentage de personnes intéressées par les sujets scientifiques. Mais, est-ce que celui qui cherche à connaitre les bienfaits de la chloroquine depuis l'age des pyramides sur la diagonale penchée de la terre plate, se déclare très intéressé par les sujets scientifiques, ou pas intéressé du tout ? La lecture n'est plus la même s'il se déclare extrèmement intéressé ; il y a tout de même 50%+ qui catégorisent l'astrologie et l'homéopathie comme des sciences.
34:41 Quand on est plus jeune on dispose moins des outils critiques et on préfère donc échanger avec d'autres jeunes. Il peut aussi y avoir une question de vocabulaire et culturelle. Il faudra voir dans le temps si ces jeunes, devenus moins jeunes, changent d'approche.
"je suis prête(e) à changer d'opinion sur la base de raisons convaincantes"
Je ferais personnellement parti de ces 11%, justement par esprit critique.
Une raison n'est PAS convaincante. Elle APPARAIT comme convaincante.
Donc par esprit critique justement, une raison qui m'apparait comme convaincante peut ne pas être suffisante en soit pour changer mon opinion. Je sais que les biais de raisonnements existe, qu'une nuance peut m'échapper, qu'une information puisse me manquer, ... Sans compter mon propre état mental à ce moment là: est-ce que je suis convaincu parce que j'ai envie de croire ? est-ce qu'à cet instant, j'ai toute ma tête pour réfléchir ? etc...
Selon les situations, je vais parfois demander plus qu'une simple raison qui m'apparait à moi comme convaincante.
Je ferais peut-être aussi partie des 11% mais pas complètement pour les mêmes raisons. D'abord, je pense comprendre que vous entendez "changer d'opinion" comme un phénomène discret. Par exemple, passer de "c'est ok, nous pouvons continuer à manger de la viande" à "nous devrions arrêter de manger de la viande" . Alors que, personnellement, je vois ça comme un phénomène continu. J'estime que j'ai déjà changé d'opinion si au lieu d'être confiant à 60% que nous devrions arrêter de manger de la viande, je le suis à 65% ou à 55% après avoir entendu un argument convaincant (ce qui va peut-être me pousser à aller revisiter cet argument en m'informant davantage, etc., et changer à nouveau d'opinion, dans une direction ou une autre). Je serai toujours plutôt d'accord avec le fait qu'il faut arrêter de manger de la viande, mais plus vraiment avec la même "intensité". Me suis-je trompé sur votre interprétation de l'expression "changer d'opinion" ? Et diriez-vous la même chose en considérant cette interprétation plus "souple" de "changer d'opinion" ?
Sur la distinction entre être ou paraître convaincant, je ne la ferais pas. "Convaincant", ça veut dire "propre à amener à reconnaître la véracité d'une affirmation", ça contient la subjectivité, ça ne veut pas dire "être vrai/exact/factuel/juste". Un argument n'est pas convaincant en soi, il peut l'être pour une personne et pas pour une autre. Un argument ne me paraitra convaincant que s'il me convainc, indépendamment du fait qu'il soit exact ou même pertinent, d'ailleurs. Et s'il ne me convainc pas (par ex., parce que je me dis que ça m'arrangerait bien mais je ne peux pas y croire juste parce que ça m'arrange, comme vous le suggérez), alors il n'est pas convaincant pour moi. Le fait de ne pas m'apparaitre comme convaincant suffit à dire qu'il n'est pas convaincant (pour moi, encore une fois). Bon, après, c'est comme tous les débats sur le sens des mots, l'important n'est pas d'avoir raison (ce qui n'a pas vraiment de sens puisque les mots ont plusieurs usages), mais de se mettre d'accord sur le sens qu'on donne aux mots pour une conversation, histoire de se comprendre.
En revanche, je pense comme vous que je pourrais faire partie des 11% parce qu'à certains moments, je sais que je ne suis juste pas dans des conditions adéquates, et que même si on me donne un argument convaincant (dans le sens où je vais le reconnaitre comme vrai, et en outre, pertinent pour la question), je n'ai juste pas l'énergie de faire évoluer mon opinion, ou que mon opinion a une trop grande place dans ma construction identitaire pour être modifiée à tel moment où je me sens vulnérable. Je vais donc me rendre compte que l'argument est convaincant quelques secondes (en un sens, prendre note que je suis convaincu de l'exactitude et la pertinence de l'argument), puis rapidement le balayer à grands renforts de mauvaise foi ou autre stratégie similaire qui me permette de rester plus confortable. Tout le monde le fait à des moments, et c'est ok, on est juste des humains. Et ça me semble important d'en avoir conscience, pour se rappeler que ça vaut la peine de réfléchir plus d'une fois à un même argument, et pour pouvoir revenir sur son opinion à un autre moment, où on est dans de meilleures conditions pour la faire évoluer.
Le développement de la connaissance scientifique rend l'homme meilleur. Faut définir meilleur quand même.
Les scientifiques sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour les gens. Faut me redéfinir ce qu'est la science alors parce que dans les faits, il y a plein de scientifiques qui n'ont aucune idée de ce qui est bon pour les gens. Nul part dans mes cours de maths on m'a donné un quelconque outil pour estimer ce qui était bon pour les gens.
Enfin, je pense que l'humain ne peut se nourrir exclusivement de science, on a quand même une facette spirituelle.
Il y a certainement un rapport entre sciences et qualité de vie mais pas équivalence. Je pense que le bonheur ne passe pas forcément par la science et que la science peut échouer à apporter le bonheur.
Je vous rejoins en partie, mais pas exactement pour les mêmes raisons. Pour ce qui est de rendre l'homme "meilleur", je suis d'accord, ça manque d'une définition (et c'est peut-être voulu, chacun·e répondant selon ses propres valeurs). Parce que bon, est-ce que ça rend l'humain plus juste ? plus tolérant ? plus bienveillant ? Certainement, à mon sens, que ça enrichit ses connaissances, et que si on veut les utiliser dans le sens de l'amélioration de la qualité de vie de toustes, la réduction des inégalités, des injustices, de la pauvreté, du changement climatique, du traitement de tout le vivant, etc., alors oui, selon moi, ça le rend meilleur. Mais avec les mêmes outils (des connaissances scientifiques), on peut tout aussi bien augmenter les capacités à s'entretuer, à exploiter des gens et d'autres être vivants, des terres et des ressources non-renouvelables, etc. Donc bon, pour moi il serait plus exact de dire que les connaissances scientifiques rendent l'humain plus puissant, pas forcément meilleur.
Sur "les scientifiques sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour les gens", je vous rejoins de moins près. Il me semble que si, une formation mathématique peut aider à déterminer ce qui est "bon" pour les gens. Exemple : comprendre les stats permet bien souvent de trancher sur l'attitude à avoir face à un phénomène donné. Il n'y a qu'à penser aux vaccins, à partir du moment où on décide que ce qui est "bon", c'est d'éviter des morts et des souffrances, alors si on comprend les stats, on voit assez rapidement qu'il est mieux de faire vacciner les gamins contre la polio. Par contre, là où j'ai un problème, c'est que la science a pour vocation d'aider à comprendre le monde, de le décrire, de l'expliquer, éventuellement de dire "si on fait X, il y a de plus grandes chances qu'il se passe Y par rapport à ne rien faire ou faire Z". Mais à aucun moment la science ne permet de dire si Y est souhaitable, "bon". Là il s'agit essentiellement de politique, de philosophie morale (que je peine à ranger dans les sciences, même si je suis d'accord sur le fait qu'on puisse tester scientifiquement les intuitions morales des humains, par ex. Et que je suis plus probablement plus attaché à la philosophie analytique qu'à la philosophie "continentale"). Bref, la science n'est pas prescriptive. Et si des scientifiques ont toute leur place pour dire ce qui est le plus efficace pour parvenir à telle chose dont on a décidé qu'elle était bonne, en soi iels n'ont pas plus de légitimité que les autres à définir ce qui est "bon".
Quant au fait d'avoir une "facette spirituelle", je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous voulez dire par là. (Mais je suis bien-sûr d'accord avec le fait que l'humain ne peut se nourrir exclusivement de science. Par contre, je ne vois pas le rapport avec les 2 questions que vous soulevez juste avant).
@@maelpire Je nous trouve tout de même relativement d'accord.
En fait j'ai tenté de baser mon raisonnement sur 2 axes.
Le premier c'est que la science est un outil et que le bien se situe ailleurs. Utiliser la science pour le bien des hommes est nécessairement une vertu annexe. Autrement dit, avoir un couteau qui coupe, c'est autre chose que savoir l'utiliser correctement. La science coupe. Elle n'est pas bonne, elle est efficace. On pourrait alors arguer que le plus à même à faire le bien c'est celui qui sait guider ou utiliser correctement le produit de la science.
C'est ici qu'arrive la seconde partie. Si la science est efficace, encore faut il définir à quoi. Le bonheur n'est pas une science, ce n'est pas une donnée mathématique. La science donne du confort, des connaissances, des moyens, pas du bonheur. La vérité c'est que la plupart du temps, la personne la plus à même de vous faire du bien n'est surement pas un scientifique.
Il faut tenir en compte que répondre à un sondage se fait avec une une image probablement idéalisée de soi. D'autre part, à quel genre d'information «scientifique» les répondants se réfèrent? Tous les canaux ne se valent pas.
A voir absolument : le docu américain de John Davidson@ Broken Truth TV
Pour avoir fait un bac philo, je pensais à l'époque qu'on allait m'apprendre à réfléchir alors qu'on m'a appris ce que d'autres ont pensé. J'ai lu beaucoup de romans au fond de la classe cette année-là.
C'est justement en rencontrant la pensée des autres, qu'on peut developper sa pensée.
Mais effectivement il y a beaucoup de choses à redire sur l'enseignement de la philo au lycée..
Ceci dit, théoriquement c'edt en Français, qu'on doit vous initier à l'argumentation, au décryptage des textes, des points de vu... Théoriquement toutes les matières doivent participer à la construction d'une pensée.
@@josephk7603 Absolument. J'ai beaucoup lu cette année-là parce que la prof répétait chaque chose trois fois pour qu'on ait le temps de noter. Il n'y avait jamais aucune discussion.
Je trouve également dommage la séparation qui existe entre littéraires, qui semblent totalement imperméables à la science ou à la technologie, et scientifiques, peu soucieux d'arts en général. C'est un peu comme si, à un âge où on doit déterminer notre avenir, on nous demandait de choisir entre deux religions...
@@sanfrois Oui effectivement, cette notion de religion est très juste. Et quelque part, cette distinction structure toute la société.
Il n'est pas si incohérent de voir que la science ne représente pas systématiquement le progrès. Car derrière ce mot, c'est souvent la technologie qui est mise en avant, mais pas nécessairement le progrès humain. À l'heure d'un réchauffement climatique risquant de réduire la vie sur terre à son minimum, on peut légitimement se questionner sur le rôle de la science pour le progrès. Idem pour la question du nucléaire militaire ou des pandémie dont les naissances ne sont pas encore bien expliquées, mais pour lesquelles la science semble avoir jouer sa partition.
SVT : 1H30 / s... On perd progressivement les demi-groupes en collège, donc la possibilité de maniper...
Bref...
C'est une tragédie, et en primaire, la formation des profs étant indigente dans ce domaine et 75% des enseignants étant issus de filières post-bacs non scientifiques, je vous laisse imaginer ce qui reste. On rajoute à ça l'éducation majoritairement très genrée des enfants dès le plus jeune âge (les dinos et les constructions pr les garçons, les licornes et les poupées maquillées pr les filles). Je dois obliger à la parité en classe de maternelle pr que les filles accèdent aux legos et au baril d'animaux dans les jeux ! On est pas sorti...
Une petite remarque sur le fait que le mot progrès n'apparait pas dans le document, Etienne Klein en parle dans des débats ou conférences. De ce que j'ai compris, le mot est de plus en plus absent des discours politiques, et est remplacé par le mot innovation.
Pour faire court, d'après Mr Klein, quand on utilise le mot progrès on dit implicitement que le temps est constructeur, que plus il passe et mieux nous vivrons. Le mot innovation au contraire est lié au fait que le temps qui passe est destructeur, et que donc on doit innover pour que nos conditions de vie ne se dégradent pas.
C'est assez révélateur de notre époque je dirais, étant donné les défis qui nous attendent et le sentiment qu'ont certaines personnes que leurs descendants vivront "moins bien" qu'eux.
Evidement Mr Klein en parle mieux que moi et je vous invite à trouver une de ses conférences sur le sujet.
Bisous pour ceux qui le veulent bien :D
Je suis 29em like de cette vidéo...
Le 29 revient partout dans ma vie (oui oui)
Il n'y a pas de hasard
MERCI a votre chaîne de confirmer cela ❤
Et moi le 75eme coïncidence ? Je ne crois pas !
Attention à l'année 2029, commence à construire un bunker ou un trip du genre.
234 eme ! une suite de chiffres ! C'est un signe!
Et 2+9 = 11 et 1+1 = 2 et 7+5 = 12, 1+2, ça fait 3. 11+12 = 23, 2+ 3= 5. 2, 3, 5, c'est le début de la suite de Fibonnaci !!! Vous être intriqués !
@@gluonpa6878 Ho oui intrique moi encore !
C'est trop bon
@LaTroncheEnBiais Une pépite sure le "quantique" et où il peut nous mener:
th-cam.com/video/S5FG8zZ7hlU/w-d-xo.html (en anglais)
En général, il y a plusieurs items dans des sondages où je ne sais pas quoi mettre, comme dans ce sondage où il est demandé si on se considère conventionnel. Ce serait bien que soit spécifié ce qu ils entendent par " conventionnel ".
Concernant la philosophie, je ne sais que depuis 2-3 ans ( en écoutant Etienne Klein ) que la philosophie et science ne faisaient qu une à l origine. J ai pourtant fait un bac littéraire avec 5h de philo par semaine. Avec le recul, on peut se demander si c est vraiment de la philosophie qui est enseignée et ce que fait Freud dans le programme ...
Concernant le doute, c est ce qui m a fait tomber dans le New age mais qui m a aussi permis d en sortir.
Toutefois, le doute pathologique existe quand il est poussé à l extrême et qu il empêche de faire confiance à un professionnel et à la science, par exemple.
Merci pour cette vidéo 😊
En ce qui concerne les gens qui n'adhérent pas aux arguments convaincants, l'explication est simple : une croyance a toujours des conséquences.. et donc beaucoup de gens choisissent leur croyance non en fonction de leur véracité, mais en fonction des conséquences sociales, politiques et culturels que ça implique pour eux.. sur le long terme, ils ont tords (fatalement) mais sur le court terme des fois ils n'ont pas vraiment le choix.. être libre de choisir et d'affirmer les croyances qu'on veut est un luxe de notre société de droit.. mais au sein des familles, des religions et pas mal de pays, on n'a pas ce luxe.
Je vois une autre possibilité (peut-être plus pour les "ne se prononce pas") où "raisons convaincantes" peut être interprété comme tout objet (discours, argumentaire, vidéo, etc...) convaincant : "La révélation des pyramides" peut être convaincant pour quelqu'un qui découvre le sujet mais se baser sur un truc convaincant (à un moment donné, dans un contexte particulier) pour changer d'opinion n'est pas forcément pertinent pour quelqu'un qui se considère critique. Il va suspendre son jugement, éventuellement chercher d'autres informations et tout confronter avant de changer d'avis.
J'espère être clair ^^
@@halcyon5861 oui c'est vrai aussi !
1- Prenez un mot au hasard. Ex : fourchette
2- Adaptez si besoin et rajoutez -logie. Ex : fourchettologie
3- Bravo, vous avez créé une science !
Concernant les "sciences" qui concernent la crise identitaire (dont la théorie du genre est un exemple) j'avais pas besoin d'un sondage pour savoir que le wokisme est un problème de gauchiste !
Une bonne question serait de savoir comment un tel courant peut émerger d'un pays à la base protestant dont les premiers mots de la Constitution sont "in God we trust"
Mixité sociale ethnique et rejet de l'archétype ?
Séparation du corps et de l'esprit possible par la croyance (ce qui ouvre la porte à séparation de l'identité de l'esprit de celle du corps), qui est difficilement concevable pour un matérialiste où la conscience résulte dune activité neuronale
C'était intéressant comme sondage, même si c'est très limitant de répondre sur 5 niveaux
Vive la science ! (La bien dure 😉)
Ah non le wokisme est et a toujours été un problème de droite. A gauche on appelle juste ça l'esprit critique depuis toujours. La popularisation vient donc de la droite. De la droite americaine, pour etre precis, et en cherchant un peu l'émergence du wokisme comme "problème de société" on arrivera probablement au pinnacle de la science: 4chan ou FoxNews. Que ca dégouline sur nos droitards sachants, c'est révélateur du serieux de ceux qui s'en gargarisent.
les wokistes ont ils déjà discuté avec des marmitistes ou des barbecuetistes? ça serait super intéressant
@@acrabadraca déjà le bbq a gaz, cest woke...
@@Adri1YTle wokisme c'est juste le nom à la mode que les personnes conservatrices donnent aux progressistes, or le progressisme n'est pas né aux USA.
Je suis personnellement peu surpris mais très inquiet par les résultats avec une forte différence homme/femme, notamment en ce qui concerne l'intérêt des gens pour les sciences. Étant pas mal renseigné sur le sujet je pense qu'il ne faut pas mettre ces différences sur le compte d'une différence de domaines d'intérêts (sous entendue naturelle) entre les hommes et les femmes, mais bien plus sur le compte des stéréotypes de genres véhiculés par la société quotidiennement qui tendent à dire aux femmes qu'elles ne sont pas faites pour les sciences. Pour avoir participé à beaucoup d'événements destinés aux lycéennes qui aiment déjà les sciences, elles sont très conscientes de ces phénomènes, et se battent contre lorsqu'elle choisissent de s'orienter vers des études scientifiques. Si on trouve déjà une telle différence chez les jeunes dans les lycées généraux, il n'est pas étonnant du tout de retrouver ensuite une différence notable dans la société globale.
D'ailleurs je crois que le sujet des stéréotypes de genre et des différences d'accès aux sciences n'ont été que peu traités sur cette chaîne alors que je trouve que ce sujet serait important à aborder et très intéressant (encore plus lorsqu'on sait que le public de la chaîne est majoritairement masculin et donc pas forcément bien renseigné sur ces sujets).
31:15 Pour la question "Je suis prêt(e) à changer d'opinion sur la base de raisons convaincantes".
J'aurai répondu non car les gens qui défendent des idées factuellement fausses le font avec un argumentaire, qui d'un point de vu (au moins le leur) est convaincant. Je pense que c'est juste la définition de "raisons convaincantes" qui est trop floue
perso, il y a tellement de point intéressant sur lesquels j'aurai envie de revenir que j'ai la flemme de rentrer dans le détail !
Du coup, je n'évoquerai que le point qui me parait être le plus intéressant de tous, et c'est le suivant :
si, à la place de "vous vous définiriez comme ayant "l'esprit critique", cela participe à caractériser votre personnalité", on avait "votre entourage vous définit comme le mec (ou la fille) chiant(e) qui n'arrête pas d'imposer sa science à tout le monde lors des soirées en famille", vous pensez qu'on aurait eu quoi comme résultat ?
Une petite erreur d'interprétation me semble-t-il à propos de la philosophie qui serait la discipline qui "laisse le plus mauvais souvenir aux anciens élèves" : c'est faux, le pourcentage est de 27 %, contre 34% de mauvais souvenir pour les mathématiques, 32% pour les langues étrangères ou le sport, et 29% pour la physique/chimie... Ce qui est vrai c'est que la philo est la discipline qui laisse le moins de "bons souvenirs", car certes beaucoup de gens ont un mauvais souvenir (27%), mais surtout, sont restés indifférents (19%) ou ne l'ont pas étudiée (23%)... ce n'est pas la même chose me semble-t-il ! ;)
Mea culpa
Sur la différence entre hommes et femmes sur l'intérêt pour les sciences la réponse est facile à trouver en sociologie
28:18 Comme telle, la question me semble mal formulée.
La grande majorité des gens pensent avoir un esprit critique. La critique est le sport favori des français 😉 ...
Utiliser les outils de l'esprit critique, la méthodologie scientifique (réduire les biais) pour valider ses connaissances et orienter sa pensée sera certainement noté différemment.
Pour l'astrologie considérée comme une science, il est possible qu'il y ait eu une confusion avec l'astronomie, notamment pour les gens ayant lu un peu trop vite. C'est probablement à prendre en compte.
Je ne pense (hélas) pas, car il y également "astronomie" dans les choix possibles
@@astro-tbo9322 Non, il y a astrophysique, mais pas astronomie pour le coup.
@@antezebra3081 Autant pour moi. Mais je pense quand même que laa présence du choix "astrophysique" doit quand même pas mal élaguer parmi les gens qui pourraient faire la confusion. D'ailleurs, les chiffres du sondage sont à peu près raccord avec les enquêtes précédentes sur la croyance à l'astrologie parmi la population.
@@astro-tbo9322 Oui c'est sûr, ça doit élaguer. Mais il ne faut pas sous-estimer la faible culture scientifique de l'essentiel de la population. Beaucoup confondent astrologie et astronomie, beaucoup ne savent pas tellement à quoi correspond l'astrophysique, et, dans un contexte où on te demande si telle ou telle discipline est une science, il est facile de juste considérer qu'on ne va pas te poser des questions sur l'horoscope, donc la confusion est vite arrivée.
12:54 vu comment on nous enseigne la philosophie en France... Oui c'est fait comme une discipline litteraire malheureusement
Très intéressant. Merci.
Ne craignez-vous pas que de répéter « les Français sont pessimistes » provoque une autosuggestion ? Par principe, je me méfie des poncifs en matière d’opinion. Attention, on ne commente pas un sondage, on établit AVANT une grille d’analyse à partir des questions seules et ENSUITE on analyse les chiffres. Sinon, on y trouve toujours ce qu’on y cherche. Magnifique biais de confirmation 😎.
Bin si tu parles aux gens c'est du quasi 100%.
page 45, quelques erreurs d'interprétation
1. c'est coupé en 2 : matieres scientifiques vs autres
2. non, la philo n'est pas la matiere avec le plus mauvais souvenir, elle est a 27% vs 32% pour le sport. elle est 3ieme. par contre elle est celle qui laisse le moins de bon souvenirs
Je pense que la philo est tres tres tres mal enseignée, nous on se moquait tellement de notre prof qui était incapable de soutenir le moindre discours ou argument et il ne savait jamais quoi répondre a nos interrogations. donc un "bon" souvenir de part les rigolades que l'on a eu, mais d'un point de vue enseignement, un très mauvais souvenir.
difficile de répondre du coup 🙂
A 16:39 les scientifiques sont t'ils les mieux placés pour dire ce qui estcmieux pour les citoyens
Sans etre hostile aux science je suis en désaccord ce nest pas aux sciences de dire ce qui est bon/desirable pour les citoyens d'autant plus que les dits citoyens ne seront pas tous d'accord
Les sondages dont les résultats ne conviennent pas à l'idéologie de Durand ont des questions mal posées. Mais celui-là, dont les réponses lui conviennent, il est bien.
Alors si je répondais à un sondage me demandant si je suis intéressé.e par les sciences.... en vrai, je dirais "non" et je ne trouve pas ça incompatible avec le fait de faire partie de l'ASTEC ou d'aimer les chaines de vulgarisation scientifique. Pour moi ça veut dire "dans mon temps libre, je fais pas des maths pour le plaisir".
Je me demande à quelle point les conventions sociales font que certaines personnes répondent "non" parce que c'est tout simplement pas culturellement et socialement ce qu'on les a habitué(e)s à considérer comme le plus important, même si ça fait partie intégrante de leur vie personnelle et/ou professionnelle.
19:47 La science est la seule source fiable de savoir sur le monde ?
J'ai beau tourner "science", "fiable" et "savoir" dans tous les sens, je ne vois pas quoi répondre à part "Pas du tout d'accord".
Un enfant n'a pas besoin de connaître l'effet gyroscopique pour savoir qu'à vélo, plus on ralentit, plus on risque de tomber. Il a acquis ce savoir fiable et correct sans la moindre science.
Qu'en pensez-vous ?
Il a acquis ce savoir en tombant, puis en réessayant, en tentant de comprendre pressé par l'envie de ne plus s'écorcher les genoux, puis il a remarqué une causalité apparente entre la vitesse qui baisse et le risque de chute qui monte, il a testé prudemment son hypothèse en ralentissant doucement pour voir si le vélo commençait à tanguer, il a conclu qu'il valait mieux éviter de trop ralentir...
Bref, la science c'est pas forcément le LHC, c'est juste une méthode pour peser les données qu'on a, les hypothèses qu'on formule avant de tenter d'invalider tout ça pour considérer ce savoir comme à peu près sûr s'il a résisté ^^
@@seblau5596 excellente réponse, merci à vous!
L'énoncé "la science est la seule source fiable de savoir sur le monde" se réfute tout seul puisque ce n'est pas un savoir scientifique, donc on ne peut pas le considérer comme fiable si on veut le prendre à la lettre. Il faut forcément sortir du cadre scientifique et se placer dans le domaine de la philosophie pour faire ce genre d'affirmation scientiste.
@@WaylonJonesOMais ne serait-ce pas du scientisme plutôt de penser que même pour répondre à une simple question, il faudrait mobiliser la science... ?
On joue sur les mots, je vous l'accorde. Plus pragmatiquement, j'imagine que les auteurs des questions souhaitaient viser les oppositions un peu stériles du genre science/intuition ou science/terrain mais qu'en effet la question est un peu bancale.
@@seblau5596Oui, l'enfant de mon exemple a acquis la connaissance par l'expérience, mais ce n'est suffisant pour appeler ça de la science. Sinon le chat qui prend son élan avant de sauter d'un toit à un autre fait aussi de la science, car par expérience il saura estimer si, vu de sa forme et la distance et l'élévation des toits, il sera capable ou non de déployer assez de puissance pour se propulser assez loin.
La médecine est un art et s'appuie sur plusieurs sciences.
la médecine ne produit aucune oeuvre artistique, c'est une pratique fondée sur les sciences, couplée avec une pratique de la relation étayée par les sciences humaines et l'intuition personnelle.
Il propose la Psychanalyse mais pas la Psychologie ! Il y a fort a parié au il introduise un bias (deja fort present a la base) pour toutes les personnes qui ne font pas la distinction entre l un et l autre.
Peut être que vu la pluralité des approches en psychologie (cognitive, clinique, expérimentale, sociale... dont le caractere scientifique varie fortement) cela n aurait pas énormément de sens, mais la on analyse la perception de la population generale !
20:30 il s'agit peut-être d'un problème simplement grammatical. Lorsqu'une question est posée de manière négative et que l'on est d'accord avec l'affirmation posée de manière négative il faut répondre non. En revanche il faut répondre OUI pour marquer la désapprobation. De fait il me semble plutôt bancal de pouvoir conclure quoi que ce soit par une réponse oui ou non à une question posée de manière négative
24:00 comprendre les stats c'est très bien, mais la vaste majorité des informations aujourd'hui passe par du discours ou de l'image. Développer l'esprit critique vis-à-vis du discours et de l'image, c'est justement l'objet de la littérature, de l'histoire, de la géographie.
Je ressens toujours une certaine incompréhension, pour ne pas dire un certain mépris, vis-à-vis des sciences humaines sur cette chaîne. "La philosophie n'est pas une discipline littéraire" ? Que pensez-vous que "littéraire" veuille dire ? Le bouquin qu'on lit pour se faire plaisir un soir d'été ?
[Attention, pavé] L'esprit critique est travaillé principalement en Français au collège, autour des infos et des intox, ce qui explique peut-être certains résultats. Les "sciences" comme l'SVT ou la Physique-Chimie apprennent surtout le raisonnement scientifique (et c'est très bien, il faut les deux !).
Au final, au collège en tout cas, j'ai l'impression qu'on travaille peu sur l'exploitation biaisée de certains graphiques... (les élèves en sont au moment où ils apprennent juste à lire des stats et à récupérer des données, ce qu'ils ont déjà beaucoup de mal à faire). Mais je me trompe peut-être ! En tout cas, lorsque je fais cette séquence avec mes élèves sur "info/intox" j'ai souvent l'impression qu'ils ne font pas de lien immédiat avec les sciences.
J'ai le sentiment (donc ça ne vaut que comme tel) que pour toute une partie de la population, la seule approche qu'ils auront de l'esprit critique via l'école se fera pas leur cours de culture générale et/ou de français.
Par ailleurs, il faut savoir que chez les jeunes de 11 à 15 ans, "faire preuve d'esprit critique" ça peut juste vouloir dire :
- regarder la description d'une vidéo et savoir quel média la publie et pourquoi
- regarder s'il y a des sources (à ce stade, on considère que s'ils repèrent des sources, sans les vérifier forcément, c'est déjà pas si mal)
- regarder la date (eh oui, un 1er avril est si vite arrivé !),
- essayer de faire une recherche minimale sur l'info qui les scandalise/choque (ce que je prends comme base pour leur expliquer comment fonctionne la plupart des infos fausses qu'ils font circuler en pensant qu'elles sont vraies...)
- repérer quelques indices d'un discours biaisé : généralisations abusives, média partisan d'un point de vue, expression trop présente des sentiments du locuteur, hyperboles et effets de persuation faisant plus appel aux émotions qu'à la logique...
Bref, il y a encore beaucoup de travail à faire.
Petite digression d'ailleurs : ce que je remarque chez les adultes, c'est souvent un esprit critique "partiel" : on ne croit peut-être pas que la terre est plate, mais on donne de l'homéopathie à ses enfants... Souvent, il y a une différence de traitement entre ce qui relève du soin/de l'expérience (où, là, c'est la fête du slip, tant que ça "fait du bien" ou que "ça ne fait pas de mal" c'est OK) et ce qui relève de la connaissance, où la plupart des gens se fient quand même à ce qui leur a été appris, à défaut de réfléchir par eux-mêmes.
En tant que prof, j'ai le sentiment qu'au final "apprendre à penser" et "apprendre à réfléchir/s'interroger" devient de plus en plus crucial... mais que c'est souvent fait maladroitement, et avec des biais dont on ne peut se passer quand on est face à des ados. On utilise par exemple énormément le biais d'autorité pour dire "c'est comme ça et pas autrement".
Moment théorie de comptoir : dans mon milieu (principalement de culture catho à la base (côté grands-parents), campagnard, de droite voire d'extrême droite, avec un public de classe populaire ouvrière ou paysanne, ou de classe moyenne de centre gauche écolo) j'ai le sentiment qu'avec la perte de certains repères (comme la religion) qui donnaient une voie à suivre, les gens se sont progressivement perdus ; les plus rationnels voudraient se raccrocher à la science, sauf que la science évolue (et c'est très bien) mais du coup, aucune connaissance n'est vraiment inscrite dans le marbre et ça, ça n'est pas "rassurant".
Alors qu'avec un collier d'ambre magique et quelques granules pour faire passer le tout, tout paraît bien plus simple.
Interrogez vous pourquoi Giordano Bruno, Baruch Spinosa et Albert Einstein sont tous bizarrement arrivés à des conclusions similaires.
"L'esprit critique est travaillé principalement en Français au collège, L'esprit critique est travaillé principalement en Français au collège,"
C est quelque chose de très récent alors. peu susceptible d affecter la majorité des classes d age.
@@kaamt62...ou de trop ancien. En Belgique où l’enseignement secondaire se donne en 6 ans (1,2,3,4,5,6) l’esprit critique était effectivement enseigné en français en 5ème et 6ème dans les années 70-80. De mon souvenir mon fils pour un équivalent bac français de même niveau avait déjà moins d’heures de français et plus d’heures de cours spécifiques à l’option dans les années 2000.
Prof de svt ici. Perso je fais beaucoup d'esprit critique avec les élèves mais je ne l'explicite pas comme tel, c ptet pour ça qu'ils s'en rendent moins compte ?
@@ursushorribilishirsutis Possible ! L'explicitation c'est important, pour qu'ils se rendent aussi compte de ce à quoi ça peut servir dans la "vraie" vie xD
La philo qu'on apprend à l'école ressemble plus à de la branette intellectuelle littéraire qu'à de la science (ou même de l'épistémologie)
Pourquoi relayer des sondages de droites ?
Pourquoi faudrait-il relayer uniquement des sondages de gauche ?
@@LesRoseauxTremblent bien sur que non . mais je m interroge sur la validité des conclusions et de la bonne foie des commanditaires.
Beaucoup de personnes confondent peut être astrologie et astronomie !!
Je crois que le terme « progrès » est trop polysémique pour pouvoir être utilisé dans ce type de questionnaire.
En fait les 30% qui pense que l'omeopatie, l'astrologie et tu quanti sont des science ont repondu sans savoir ce qu'etait le science au question precedente. C'est donc la seule chose a retenir 30% croit pense que les pseudo science sont des sciences, pense avoir l'esprit critique ect et ca c'est grave 😮
Concernant le philosophie au lycée, en effet, son enseignement n'était pas à la hauteur de la grandeur de cette discipline. Mais surtout, en cursus scientifique, vu son faible coefficient, il n'y a aucune chance qu'elle soit prioritaire...
Autres chose, autant débattre avec quelqu'un qui n'a pas les mêmes opinions, c'est pas forcément facile ; autant quand on ne partage pas les faits, c'est mission impossible...
Vous compter faire une vidéo sur l'ostéopathie ? J'ai une sœur ostéo et je n'ai pas de connaissance pour débattre sur le sujet…
tu peux lui dire qu'elle vend des granules de sucres trop cher pour ce que c'est
@@pierrelalanne7215 ostéopathe pas homéopathe 😂
@@casimircoomans9976 à peu près le même degré de validité scientifique, confusion volontaire 😜
Vous sortez tous des trucs super intéressant en même temps 😭😭
31:20 "Je suis prêt à changer d'opinion sur la base de raisons convaincantes"...ne m'a pas convaincu.
Soit c'est mal posé, soit c'est moi qui comprend mal.
On peut ne pas changer d'opinion sur cette base car notre opinion actuelle peut elle-même être basée sur des raisons tout aussi convaincantes. Ce n'est pas parce que c'est convaincant que c'est vrai.
finalement ce sont peut être les 17% qui sont tout à fait d'accord et les 3 % pas du tout d'accord, pour se définir comme ayant un esprit critique.... qui n'en on pas (...sur le sujet de leur rapport avec l'esprit critique)... sinon ils auraient répondu qu'ils sont "plutôt d'accord" ou plutôt pas d'accord ou NSP. mon idée est peut être toute pêtée
31:50 Vu que moi je me serais placé dans "NSP" je peux donner une piste : c'est quoi une raison convaincante ? On met quoi derrière ?
Si derrière on met un consensus scientifiques sur des études alors, tacitement une telle raison convaincante est suffisante pour changer de point de vue.
En revanche si derrière on met admettons une série d'arguments religieux bah perso désolée mais ce n'est pas avec ça que je vais changer de position.
Sauf qu'il y a des gens si. Parce qu'il y a des gens pour qui la religion est une potentielle raison convaincante. Tout le monde ne va pas être convaincu par les mêmes idées.
D'où mon "NSP" parce que bah... "Raison convaincantes" ok, mais on invoque quoi sous ce terme ?
Parce qu'au vu des résultats, potentiellement dans les oui, énormément de gens ne sont pas convaincus forcément par la science mais pourtant répondent oui, et à l'inverse dans les non, peut-être que beaucoup de gens sont convaincus par la science mais viennent répondre non.
En fait la question est particulièrement floue et les résultats sont difficilement interprétables.
Je n'arrive pas à savoir s'il faut être réjouis ou en flip devant de tels résultats en fait parce que bah... Qu'est-ce qui convainc les gens en l'occurrence ? Quel type de données ? C'est ça la question et pour moi elle est centrale. Et c'est la réponse à cette question va permettre de mettre en exergue une juste interprétation de ces chiffres.
Comment peut-on interpréter un résultat si on n'a que la moitié de l'info, qui plus est sûrement la moins intéressante ?
Je suis en cours de visionnage là mais tu ne te serait pas embrouillé Mendax ? J'ai l'impression que tu lis en rouge la part des gens qui s'intéressent et qui regarde des choses en rapport avec la Science, alors que la barre rouge c'est les "JAMAIS".
Donc non, TH-cam c'est pas 32% c'est 10% au moins une fois par semaine.
7:35
Ce qui est intéressant sur la distinction homme/femme c'est qu'on remarque que le pourcentage d'intéressé(e)s est quasiment tout le temps plus élevé chez les hommes que chez les femmes, toutes catégories confondues (à l'exception des actu culturelles mais de peu).
C'est comme si les hommes étaient d'avantage intéressés que les femmes ?!
Concernant la philo, j'ai un souvenir excellent des cours, mais absolument désastreux de comment elle est notée XD (mais je suis biaisé avec un 6/20 au bac...)
Reflexion interessante. Globalement les femmes aiment ressentir les choses à travers le regard et l'enthousiasme de leurs proches mais elles n'ont pas de réel interet pour quoi que ce soit et approfondissement peu
Dans les personnes qui disent aimer débattre j'en connais mais il faut être d'accord avec eux donc je pense que c moins . Et j'adore la science . Il y a quand même plus de femmes scientifiques qu'avant . merci pour cette vidéo .
Le fait que l'Histoire ne soit pas considéré comme une science est un problème. A l'inverse, le fait que le français permette plus de développer l'esprit critique que les mathématiques vient du mode d'enseignement. Outre l'enseignement des règles d'orthographe et grammaire, en français (comme en Histoire et SHS du reste) on apprend à prendre connaissance d'un document, qui en est l'auteur, et on apprend à argumenter. Ce n'est pas le cas en mathématiques. En dehors de la sphère universitaire, les mathématiques ont des règles, un mode d'emploie à suivre, point final, on à pas le temps de discuter. En cours de français, discuter, et parfois débattre (les rares débats que j'ai vue organisés dans ma scolarité l'étaient en cours d'Histoire-Géo) fait parti du cursus.
Encore à voir ce que ces personnes considèrent comme scientifique
Mon fils, en physique sciences, BAC 3, se voit souvent quand il dit qu'il veut aller dans la physique quantique, s'entendre dire
Oh oui j'aime moi aussi beaucoup la physique quantique, que je connais bien... Et en réalité ce sont des personnes qui sont à mort dans la croyance ! Sauf qu'ils considèrent leur physique quantique, comme LA physique quantique enseignée dans les universités 😮😂
Pourtant, la physique quantique existe bel et bien.
Bonjour,
Ce que vous êtes drôle. 43 minutes de sketch, c'est prodigieux. Pour un 1er avril, vous nous gâtez.
A bientôt.
Sortir une telle vidéo un jour pareil c'est risqué quand même.
Le premier avril est le jour de l’esprit critique et le 14 mars le pi Day repris par la fondation raspberry pi...c’est comme ça.
6eme
Non 5em entre 2 paires de fesses 😂
Salut tout le monde
La svt est une super matière mais je lui trouve un problème quand même
C'est une matière scientifique traitée celons moi de manière littéraire
Je m'explique
Il fallait faire une "dissertation" de 5 pages pour répondre à des questions de 3 lignes (sans compter les documents annexes)
Alors que les maths et la physique c'était plus des calculs avec citation de théorèmes
C'est sûrement un biais que j'avais vue que j'étais plus calculs que "bla bla"
J'espère n'offencer personne ce n'était pas le but juste mon point de opinion personnel
Sur ce bonne journée à tous et vive les sciences
Pourquoi les femmes s'intéressent moins à l'esprit critique, j'ai peut-être des pistes : elles se font déjà assez mansplainer partout ailleurs, pas envie d'aller chercher du rab ; la charge mentale leur en laisse moins le loisir ; on leur apprend depuis toutes petites qu'elles ne sont pas faites pour les sciences/maths/matières rigoureuses. Il y en a sûrement d'autres !
Pour ce qui est de l'enseignement de la philo, j'ai eu la chance en terminale d'avoir une prof qui nous a appris à penser, à poser et construire nos raisonnements. Elle a été effarée de nos résultats au bac car à part une fille qui avait bachoté dans son coin, pas un de nous n'a dépassé 10 : au bac, il ne faut pas montrer qu'on sait réfléchir mais qu'on a bien ingurgité les penseurs anciens.
👍👌👏🥼
Je crois que les femmes compartimentent mieux leur temps, pas s'embêter en dehors des heures prévues,et se divertir ensuite, comme pour les études, c'est un avis.
C'est intéressant d'entendre que la philosophie ne devrait pas être perçue comme de dimension littéraire. Malheureusement à l'école, elle l'est... un peu comme la musique... qui se rabat beaucoup (trop) sur l'histoire de la musique. Dommage, les mains dans le cambouis d'une discipline, ça n'aurait pas de prix !
Anonyme ou en personne les sondages ? Tout le monde ment , surtout si on est abordé par une jolie femme dans la rue, ou quelqu'un qui nous plaît... le principe est tronqué même quand c'est lié à son profil de recherche Google, ou yt etc, éviter de chercher certaines choses, alors qu'on veut juste se cultiver...
Il serait bien d'avoir la même étude, spécifiquement sur l'Histore...
"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur" disait un "géant"!!
C'est un des points où il me semble que nous avons énormément perdu!! Nous ne sommes plus capable d'enseigner et faire comprendre l'histoire et, notre enseignement traite, à juste titre, de l'extrême droite mais bien peu de l'extrême gauche.... Bien peu de jeunes savent que "la pire de l'être humain", les plus grandes purges sont d'extrême gauche... L'un ne "pardonnant" pas l'autre...
Nous voyons actuellement que les attaques sont révisionnistes et, à mon sens, ce n'est pas pour rien...
Le gar vous fait une vidéo sur l esprit critique ! c est trop drôle ! pourquoi pas .
la toute 1ere matière pour avoir l 'esprit critique, c'est d'avoir des Corones et du courage !
pour ne pas à se coucher comme la dernière des p*tes, tout en se prétendant chercheur analyste, bla bla bla !
il vous dira la même chose que chez tout les médias privés ou les média publique (en fait média d Etat), mais lui vous certifie que c'est vrai de vrai ! avec le tampon, zététicien !
:) c 'est marrant, c est deja ça !
First😂😂
J'espère qu'une pensée positive poussera ton bonheur et ton pouvoir d'achat au plus haut degré de satisfaction
Tu n'es pas le premier pour rien !
Et avant les bot de c*l ! Bravo ! 😅👍🏻