Ukraine : la Chine en faiseur de paix... vraiment ?

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    Ukraine : la Chine en faiseur de paix... vraiment ? #cdanslair 27.04.2023
    Xi Jinping et Volodymyr Zelensky se sont entretenus par téléphone, hier, pour la première fois depuis le début de l'invasion de la Russie. "Je crois que cet appel, ainsi que la nomination de l'ambassadeur d'Ukraine en Chine, donneront une impulsion puissante au développement de nos relations bilatérales", a commenté le président ukrainien. Pour lui, cet entretien est une petite victoire, alors qu'il cherchait depuis des mois à discuter avec le leader chinois, notamment après sa visite à Moscou en mars. De son côté, la Russie a accusé l’Ukraine de "saper les initiatives de paix" en refusant le dialogue avec Moscou.
    Comment faut-il interpréter le dialogue établi entre Xi Jinping et Volodymyr Zelensky ? Quelle est la stratégie de la Chine ? En février dernier, Pékin a publié un plan de paix en douze points pour l'Ukraine. Accueilli avec scepticisme par l'Occident, et prudence par Kiev, ce document pas vraiment formel sur le sujet faisait penser à beaucoup de spécialistes que la Chine ne souhaitait pas réellement jouer les médiateurs dans le conflit mais avancer ses propres cartes notamment dans le dossier de Taïwan.
    Pour autant, cette fois, le très officiel Global Times, à Pékin, parle désormais d'une "médiation chinoise". L’empire du Milieu semble vouloir apparaître comme un faiseur de paix face aux Occidentaux qui ne sont pas parvenus à régler le conflit ukrainien. Et la presse chinoise met en avant le potentiel de la Chine dans ce domaine, après un premier succès diplomatique obtenu en mars dernier : la réconciliation entre l'Iran et l'Arabie saoudite.
    Mais cette médiation pose question. Il y a quelques jours encore, le ministre chinois de la Défense, en visite à Moscou, se disait déterminé à renforcer la coopération avec l'armée russe. Et que penser des propos détonants de l’ambassadeur de Chine en France qui ont suscité une tempête de réactions depuis le week-end dernier. Interrogé sur LCI sur la province ukrainienne de Crimée annexée depuis 2014 par Moscou, le diplomate chinois avait nié vendredi soir la souveraineté d'ex-républiques soviétiques pourtant reconnues par l’ONU. Les pays de l'ex-URSS "n'ont pas le statut effectif dans le droit international parce qu'il n'y a pas d'accord international pour concrétiser leur statut de pays souverain", avait-il affirmé. Autrement dit : les trois pays Baltes, l’Arménie, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine, les pays d’Asie Centrale peuvent voir leur existence questionnée.
    Le tollé a été immédiat. La France s’est dit consternée, l’Union européenne a parlé de "remarques inacceptables". Pékin, de son côté, a pris ses distances avec les propos de son ambassadeur, affirmant qu’ils "n’étaient pas une déclaration de la politique, mais une expression de points de vue personnels au cours d’un débat télévisé". Un recadrage mais pas de rappel de son ambassadeur à Pékin.
    Pour autant ce n’est pas la première fois que Lu Shaye, en poste à Paris depuis août 2019, tient des propos qui lui ont valu des convocations au Quai d’Orsay. Sur des sujets aussi sensibles diplomatiquement que la guerre en Ukraine, le Covid-19 ou encore Taïwan, l’ambassadeur, parfaitement francophone, a défendu à plusieurs reprises Pékin en s’éloignant de la vérité, s’inscrivant ainsi pleinement dans la stratégie des "loups combattants", la nouvelle garde de la diplomatie chinoise. Lancés à l'assaut idéologique du monde, ils n'hésitent plus à provoquer, à manier les thèses complotistes ou même insulter leurs rivaux. Avec une cible principale : le grand ennemi américain. Mais aussi leurs voisins, comme l'Inde, le Japon, ou l'Occident en général, perçu comme systématiquement hostile à Pékin.
    Aux Etats-Unis, la classe politique américaine rivalise également de déclarations contre la menace chinoise. Un sujet qui devrait être au cœur de la prochaine campagne présidentielle qui vient de connaître une accélération avec l’officialisation de la candidature de Joe Biden pour 2024.
    Alors la Chine peut-elle jouer le rôle de médiateur dans la guerre en Ukraine ? Pourquoi Les "loups combattants" chinois reprennent-ils du service en France ? Enfin se dirige-t-on vers un nouveau duel Trump-Biden en 2024 pour la présidentielle américaine ?
    LES EXPERTS :
    - Antoine BONDAZ - Chercheur spécialiste de la Chine, Fondation pour la recherche stratégique
    - Ursula GAUTHIER - Cheffe du service politique internationale - L’Obs, ancienne correspondante en Chine
    - Agnès GAUDU - Cheffe du service Asie - Courrier International
    - Frédéric ENCEL - Maître de conférences - Sciences Po Paris et Paris school of business, auteur de Petites leçons de diplomatie.
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